Ituri : les précisions sur les massacres des civils ce weekend à Irumu et Djugu par les ADF et les Zaïre

0
Photo d’illustration. © Ph : Tiers.

Plusieurs personnes ont été tuées dans deux attaques des rebelles dans les territoires d’Irumu et de Djugu, situés dans la province de l’Ituri.

En effet, selon Christophe Munyanderu coordonnateur de la CRDH une ONG-DH locale, les rebelles ougandais ADF ont signé une attaque sanglante dans les villages Kandoy et Bandiboli situés dans le territoire d’Irumu avec « un bilan provisoire de 20 morts, tous tués le vendredi et samedi.» Un bilan pourtant relativisé par Augustin Herabo, président de la société civile de la chefferie de Basili. Pour lui, « seuls 10 corps, dont celui d’un officier des FARDC ont été ramenés à Komanda» le soir du Samedi 6 Août 2022. Aucune communication n’est encore enregistrée de la part des Forces Armées de la République Démocratique du Congo.

Loin de là dans le territoire de Djugu, ce sont les miliciens Zaïre qui ont laissé une situation tumultueuse dans la localité de Damas, chef-lieu de la chefferie de mabendi. L’on y rapporte la mort d’au moins 22 civils et plusieurs blessés qui étaient « réunis dans une veillée mortuaire», précise Pilo MAKA, un chef coutumier de la région. Ces derniers « étaient tous achevés à l’aide des armes à feu.» Cette situation est condamnée par plusieurs organisations,qui exigent les FARDC de protéger les civils.

Le porte-parole des FARDC dans la région condamne cette attaque « qui intervient dans un contexte où les groupes armés ont adhéré au processus de paix» en cessant les hostilités. Le lieutenant Jules Ngongo calme la tension et en assurant à la population de la région « que toutes les dispositions sont prises par les forces régulières» pour « endiguer la menace de la milice Zaïre dans la région de Damas.» Signalons que seules les milices CODECO et Le FPIC ont signés la cessation unilatérale des hostilités, malgré de ce que l’opinion publique qualifie de certains « dérapages». Les autorités militaires de l’Ituri et les notables Lendu et Bira ne cessent « d’appeler» la «milice» Zaïre à suivre les pas des autres groupes armés et mettre fin aux hostilités et aux «provocations».

Ces tueries en Irumu et Djugu sont à la base du déplacement massif des habitants dans ces deux territoires de la province de l’Ituri, sous état de siège militaire depuis plus de 15 mois. Pour l’instant, ces derniers se dirigent vers les régions supposées être sécurisées.

Azarias Mokonzi et Sharif Bithum Ali

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici