RDC/Sécurité : Les deux issues de la guerre du M23 selon Félix Tshisekedi

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Depuis la fin de l’année dernière, le mouvement du 23 mars a refait surface dans la province du Nord-Kivu. Avec les mêmes revendications du respect de l’accord précédent, plus de 170milles personnes ont quittés leurs villages et sont soit déplacés ou réfugiés selon les chiffres de l’OCHA.

Près de 48h avant sa rencontre en Angola avec son homologue rwandais Paul Kagame sous la méditation du Président Angolais Joao Lorenzo ce mercredi 06 juillet 2022, Félix Tshisekedi a probablement voulu poser les jalons pour les échanges.
Il a choisi de donner un ton ferme et de répondre à ses détracteurs qui pensaient qu’il peut pas aller aux delà des sanctions économiques. Dans une interview au FINANCIAL TIMES, le Président congolais commence par expliquer le conflit n’est pas sécuritaire pour le gouvernement du Rwanda comme dit devant la presse mais plutôt avec des intentions économiques.
« Le Rwanda a des intérêts économiques acquis illicites en RDC, tant que l’ordre ne sera pas rétabli dans l’est de la RDC, tant que l’anarchie et l’insécurité prévaudront, le Rwanda en profitera« , dit Félix Tshisekedi.

D’un ton très ferme, il poursuit en mettre en garde le risque d’une guerre avec son voisin. « Si la provocation du Rwanda continue, nous ne resterons pas assis sans rien faire. Nous ne sommes pas faibles« , a t-il déclaré. Pour dire que contrairement aux prévisions de certains analystes, si la situation ne se résout pas diplomatiquement, c’est militairement qu’elle pourrait se terminer.

Pour mettre de l’eau dans le vin: »Il y a de l’espoir tant qu’il y a de la sincérité. Si le Rwanda reconnaît qu’il a soutenu le M23 et pourquoi il soutient ce mouvement, ce serait sincère. Nous pourrons ensuite discuter et mettre tout cela sur la table. Si le Rwanda refusait d’admettre qu’il soutenait le M23 cela signifierait qu’il y a un agenda caché » a indique le président congolais à ce media britannique.
Pour lui, le chemin est tout tracé. C’est soit le retrait par le Rwanda de son invention, le M23 ou une guerre qui doit se poursuivre et si elle endeuille beaucoup au pays de Lumumba, il ne faudrait pas exclure la prise en charge holistique du problème donc attaques à la fois les rebelles et leurs parrains.
Visiblement après l’intervention du président rwandais Paul Kagame, tout est un plus clair sur la détermination de ces deux chefs d’États et une tâche de plus en plus difficile pour le médiateur désigné par l’Union Africaine de concilier les deux extrémités d’idées.

Akilimali Saleh Chomachoma

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