Nord-Kivu :SMB, société minière ou bourreau pour la population de Masisi ?

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Dans son intervention de cette semaine à la chambre basse du parlement congolais, le député national Justin Ndayishimiye a délié sa langue pour exposer la situation sécuritaire du territoire de Masisi. De son exposé, il ressort que ce problème tire ses origines de la période du RCD/Goma en 2001.

Selon lui, c’est depuis 1985 que les populations des agglomérations du territoire de Masisi vivent des activités manières. A l’en Coire, la création de la Société Minière de Bisunzu a été illégale et la population qui est censée de coopérer avec elle, peine à trouver ses parts dans toutes les activités minières. «  Depuis l’accession de notre pays à l’indépendance, les populations des groupements Karuba, Kababi et Matanda vivaient à 85 pourcent de l’exploitation minière, sous l’encadrement de la SOMENKI, une société de l’Etat … et plus de 60 000 ménages vivent légalement sur ce site depuis l’état colonial », note-t-il.

Malheureusement, explique-t-il, ‘’ c’est depuis 2001 que le RCD/Goma de triste mémoire s’est approprié cette concession de l’état et y créer une société MHI, devenue aujourd’hui la SMB’’. « Cette situation crée un conflit intense entre les populations locales qui exploitent artisanalement les mines et cette fameuse société illégalement créée », a dit cet élu du peuple.

Il a également expliqué que ces paisibles citoyens qui vivent de cette exploitation minière sont depuis lors condamnés de vendre la totalité de leur production à cette société, qui à son tour exporte leurs minerais  et passe une année, voir même deux ans sans payer les producteurs. De la part de cette société, note l’honorable Justin Ndayishimiye, ces populations sont régulièrement victimes des actes de meurtre, tortures, extorsions et autres traitements cruels inhumains et dégradants de la part de la police de garde affectée à cette société. «  D’autres sources parlent de 50 morts, dont trois corps sans vie qui trainent encore à la morgue de l’hôpital général de référence de Goma depuis le deux juin 2019 », renchérit-il.

De ses dires, la population de Masisi s’interroge encore si elle peut compter sur l’actuelle assemblée nationale, ou elle doit attendre une autre pour voir sa situation s’améliorer. Une question qui vaut son pesant d’or et la réaction de la chambre basse du parlement congolais est vivement attendue.

Franck Kaky

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