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RDC : L’épidémie d’Ebola atteint 3 360 cas confirmés, 1 487 décès enregistrés dans cinq provinces

RDC : L’épidémie d’Ebola atteint 3 360 cas confirmés, 1 487 décès enregistrés dans cinq provinces

L’épidémie de la maladie à virus Ebola (MVE) poursuit son évolution en République démocratique du Congo, avec un total de 3 360 cas confirmés recensés dans les cinq provinces touchées, selon les dernières données publiées par le gouvernement congolais et l’Institut national de santé publique (INSP).

Le bilan fait également état de 1 487 décès parmi les cas confirmés, soit un taux de létalité global de 44,3 %. À ce jour, 733 patients sont toujours en isolement ou hospitalisés, tandis que 597 personnes ont été déclarées guéries depuis le début de l’épidémie.

Sur le plan géographique, l’épidémie reste limitée aux 48 mêmes zones de santé sur les 140 que compte le pays, sans apparition de nouveaux foyers. Les provinces concernées demeurent l’Ituri, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, le Haut-Uélé et la Tshopo.

L’Ituri reste la province la plus affectée, avec 28 des 36 zones de santé touchées. Le Nord-Kivu en compte 11 sur 34, tandis que le Sud-Kivu ne conserve plus qu’une seule zone de santé affectée, Miti-Murhesa, qui totalise désormais 62 jours sans nouveau cas confirmé et poursuit une surveillance résiduelle. Le Haut-Uélé compte cinq zones de santé concernées et la Tshopo trois.

Les autorités sanitaires soulignent par ailleurs que les structures de prise en charge demeurent pleinement opérationnelles. Au cours des dernières 24 heures, 14 nouvelles guérisons ont été enregistrées, portant à 597 le nombre total de patients rétablis. Ces résultats témoignent, selon l’INSP, de l’efficacité des protocoles thérapeutiques mis en œuvre contre cette épidémie causée par le Bundibugyo ebolavirus.

Les efforts de riposte se poursuivent également sur le terrain. Le taux de suivi des contacts atteint actuellement 78,9 %, un indicateur jugé essentiel pour interrompre les chaînes de transmission.

Les autorités sanitaires indiquent que la coordination multisectorielle, conduite par l’INSP et le Centre des opérations d’urgence de santé publique (COUSP), reste mobilisée avec l’appui de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), d’Africa CDC et d’autres partenaires afin de renforcer la surveillance épidémiologique, d’améliorer le suivi des contacts et d’intensifier les actions de communication adaptées au contexte sécuritaire et communautaire.

Les données publiées demeurent toutefois provisoires et peuvent être révisées en fonction des opérations de nettoyage, de reclassification et d’harmonisation de la base nationale DHIS2.

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