RDC : Les défenseurs des droits humains soumettent une proposition de révision de leur loi de protection à la députée Adèle Bazizane
Les défenseurs des droits humains (DDH) du Nord-Kivu et du Sud-Kivu ont officiellement remis, ce mercredi, une proposition de révision de la loi de 2023 portant protection des défenseurs des droits de l’homme à la députée nationale Adèle Bazizane. Cette démarche vise à corriger les insuffisances relevées dans le texte actuel afin de renforcer la protection des acteurs de la société civile.
Organisée avec l’appui de l’Alerte Congolaise pour l’Environnement et les Droits Humains, ACDH en sigles, la rencontre a été modérée par Maître Jean-Luc Bahati. Elle a réuni plusieurs acteurs de la société civile et défenseurs des droits humains venus des provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
À l’ouverture des travaux, les participants ont salué l’adoption, en 2023, de la loi portant protection des défenseurs des droits humains, rappelant que la République démocratique du Congo figure parmi les premiers pays africains à s’être dotés d’un cadre juridique spécifique en la matière. Ils ont également exprimé leur reconnaissance au gouvernement congolais pour cette avancée législative.
Toutefois, les défenseurs des droits humains ont estimé que plusieurs dispositions de la loi actuelle ne répondent pas pleinement aux réalités du terrain. Selon eux, le texte impose davantage d’obligations et de responsabilités juridiques aux défenseurs qu’il ne leur garantit une protection effective dans l’exercice de leurs missions.
Pour remédier à ces insuffisances, des consultations et ateliers ont été organisés dans plusieurs régions du pays, notamment au Nord-Kivu et au Sud-Kivu. Ces échanges ont permis d’analyser le contenu de la loi et de formuler des propositions d’amendements destinées à renforcer les garanties de protection des défenseurs des droits humains.
À l’issue de ce processus, les représentants des DDH ont remis officiellement à l’honorable Adèle Bazizane les conclusions de leurs travaux ainsi que la proposition de loi révisée. Ils ont réaffirmé leur volonté d’accompagner le processus technique et le plaidoyer jusqu’à l’adoption de la réforme.
En réaction, la députée nationale Adèle Bazizane a réitéré son engagement en faveur de la promotion et de la protection des droits humains. Elle a annoncé qu’elle acceptait de porter cette proposition de loi au Parlement et de défendre son examen à l’Assemblée nationale.
L’élue s’est également engagée à mener le plaidoyer nécessaire afin que les défenseurs des droits humains puissent exercer leurs activités en toute liberté et en toute sécurité sur l’ensemble du territoire de la République démocratique du Congo.