Ituri : Un différend conjugal vire au drame sanglant à Bunia
La soirée du lundi 13 avril 2026 a viré au carnage dans le quartier Bankoko, à Bunia, en Ituri. Un différend conjugal impliquant un élément des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) a coûté la vie à trois civils et laissé un blessé grave, plongeant la communauté locale dans la peur et la colère.
Selon les premiers témoignages recueillis sur place, la tragédie a pour origine une dispute d’ordre privé. L’auteur présumé des tirs, un soldat des FARDC, aurait pris pour cible sa compagne qu’il soupçonnait d’infidélité.
Cependant, la scène a rapidement basculé dans l’horreur. En ouvrant le feu, le militaire a atteint plusieurs personnes se trouvant à proximité immédiate. Trois civils ont perdu la vie sur le coup, tandis qu’une quatrième personne, grièvement blessée, a été évacuée en urgence vers une structure sanitaire de la place.
Cet incident tragique ravive une plaie béante pour les habitants de Bunia, celle de la cohabitation avec des hommes en armes en zone urbaine. Dans une région déjà fragilisée par une insécurité persistante, ce nouveau cas d’abus de pouvoir et de violence aveugle suscite l’indignation.
« Comment un conflit personnel peut-il se transformer en fusillade en plein quartier ? », s’interroge un riverain sous le choc. Pour beaucoup, ce drame illustre une recrudescence inquiétante des bavures impliquant des porteurs d’uniforme détournant leurs armes de leur mission de protection.
À l’heure actuelle, les autorités militaires et civiles n’ont pas encore communiqué officiellement sur l’identité de l’assaillant ni sur les mesures de détention prises à son encontre. Des sources proches du dossier indiquent néanmoins qu’une enquête a été ouverte pour établir les responsabilités et faire toute la lumière sur les circonstances exactes de cette tuerie.
La population de Bankoko, meurtrie, attend désormais que justice soit faite et que des mesures concrètes soient prises pour garantir la sécurité des civils face aux dérapages de ceux censés les protéger.
Azarias Mokonzi