Nord-Kivu : Plus de 200 civils tués en trois mois, l’ONG Badilika tire la sonnette d’alarme
Dans un rapport détaillé publié début mars 2026, l’organisation non gouvernementale de défense des droits humains BADILIKA alerte sur l’escalade de la violence dans la province du Nord-Kivu.
Selon ce document, 270 personnes ont été massacrées entre décembre 2025 et février 2026, des crimes attribués aux groupes armés locaux et étrangers, notamment les terroristes de l’ADF et de l’AFC-M23.
« Les exactions commises par les ADF et le M23 ont entraîné un lourd tribut humain. 270 civils ont été tués, des dizaines d’autres blessés, et de vastes zones rurales ont été vidées de leurs habitants à la suite de massacres, d’incendies d’habitations, de pillages et d’enlèvements », précise le rapport.
Outre ces tueries, l’insécurité a provoqué un déplacement massif de population. Plus de 178 000 personnes ont été contraintes d’abandonner leurs foyers dans le territoire de Masisi, fuyant les affrontements entre les FARDC et la rébellion de l’AFC-M23. Cette situation aggrave une crise humanitaire déjà critique dans la région.
Le rapport s’appuie également sur des données de l’OCHA pour souligner l’ampleur du chaos selon lequel, « plus de 178 000 déplacés internes sont recensés. La prolifération incontrôlée des armes légères et la fragmentation des groupes armés ont instauré un climat d’impunité et d’insécurité permanente».
Face à ce tableau sombre, l’ONG Badilika martèle qu’il est impératif de renforcer la protection des civils et de mettre fin aux pratiques de violence et d’extorsion.
L’organisation appelle au démantèlement urgent des groupes armés ainsi qu’à la restauration durable de la paix et de l’État de droit dans l’est de la République démocratique du Congo.
La rédaction