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Journée dédiée aux FARDC: Une commémoration sous l’ombre des trahisons du passé

Journée dédiée aux FARDC: Une commémoration sous l’ombre des trahisons du passé

Célébrée autrefois comme journée de libération, la journée du 17 mai, dédiée aux Forces Armées de la République démocratique du Congo (FARDC), a été célébrée ce Samedi dans un contexte marqué par l’insécurité croissante dans l’est de la République démocratique du Congo.

Caractérisée par aucune activité officielle, cette journée mémorable et historiquement bouleversante, n’a connue manifestation et s’est déroulée dans une méditation profonde sans action de solidarité aux FARDC. Pour Fabrice Saa Mbili, cadre du parti Ensemble pour la République, fédération urbaine de Beni, la journée dédiée aux Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) ne devrait pas être célébrée dans l’insouciance, mais plutôt comme un moment de profonde introspection face aux enjeux sécuritaires actuels.

Il illustre que cette date historique est intimement liée à la crise sécuritaire qui secoue l’Est du pays depuis plusieurs décennies. Il y voit une connexion directe entre le choix du passé et le chaos du présent. Mzee Laurent-Désiré Kabila, qui était venu comme un libérateur, porteur d’espoir, a malheureusement laissé une histoire sombre en héritage. Pour Saa Mbili, le défunt président a échoué à poser les fondations d’une armée véritablement républicaine et souveraine.

Pire encore, selon ce cadre politique, Mzee a ouvert les portes des institutions militaires à des forces étrangères, notamment en permettant à des figures comme le général rwandais James Kabarebe d’occuper des postes stratégiques au sein de l’armée congolaise. Cet acte, aux yeux de Fabrice Saa Mbili, constitue la source originelle des infiltrations, trahisons et faiblesses actuelles des FARDC, qui peinent à restaurer la paix à Beni, en Ituri, au Nord-Kivu et ailleurs.

Ainsi, célébrer les FARDC sans revisiter les choix historiques et sans repenser une réforme en profondeur de l’armée, c’est tourner en rond. Pour Saa Mbili, il est temps de rompre avec l’héritage de compromission pour rebâtir une armée réellement congolaise, professionnalisée et libérée des influences étrangères.

« Cette journée ne devrait donc pas être une fête creuse, mais un appel à une refondation patriotique des forces armées, en mémoire des vrais héros tombés pour la patrie », a-t-il déclaré.

Rajeunissement de l’armée

Partant des enjeux de guerre auxquels la RDC fait face, l’ASBL « Ubuntu Panafrika », encourage la jeunesse à intégrer l’armée. Maître Andela Ubundu, l’a dit au cours des échanges avec des couches de la population à l’occasion de cette journée. Il a insisté sur la cohésion entre les civils et les militaires pour parfaire la paix et la sécurité dans cette région déchirée par la guerre et les divisions.

« Nous avons commémoré ensemble cette journée avec les FARDC. Nous avons insisté sur ce que libère un peuple c’est leur force, car une paix, une sécurité et une liberté sans armes n’est que illusoire et provisoire. Si donc nous voulons passer à notre paix, nous devons penser comment faire la guerre en améliorant. L’effectif que compte notre armée est insignifiant c’est pourquoi il y a nécessité que les jeunes intègrent l’armée. Nos pays voisins atteignent 40 ou 50 000 hommes, près à faire la guerre alors que la RDC qui peut les contenir 100 fois ou 1000 fois n’a que 150 milles hommes parmi lesquels les vieux, les blessés et ceux placés sous curatelle. Nous devons aimer l’armée et contribuer à la sécurité de notre pays », a-t-il indiqué.

Dans ce même registre, notre source appelle le gouvernement congolais à rendre attractive l’armée dans son organisation et son fonctionnement en améliorant son système de défense, afin de faire d’elle, un outil pivot et dissuasif à l’image de la RDC.

« Il faut rajeunir l’armée que ça soit au niveau de commandement, des troupes mais également au niveau de la logistique. Est-ce que nous avons des chars derniers cris, est-ce que nous avons des avions derniers cris et est-ce que nous avons un systède de défense dernier cris ? Nous devons faire des FARDC l’image de la RDC. C’est à la responsabilité du gouvernement d’appuyer l’armée par ces éléments. Notre population doit comprendre que la guerre se gagne avec elle, car la force d’une armée, c’est son peuple et la force d’un peuple c’est son armée », a-t-il conclu.

Aucune activité n’a été au rendez-vous. Cette journée a été célébrée sous médiation pendant que certains éléments de battent sur les lignes de front pour protéger l’intégrité territoriale du pays.

Azarias Mokonzi

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