Sodomie contre Jacky Ndala : un revirement du dossier au risque de condamner l’ancien proche de Katumbi
La République Démocratique du Congo poursuit l’opposant Jacky Ndala en justice pour propagation de faux bruit dans l’affaire de « sodomie à l’ANR ». Dans une citation directe, l’ancien proche de Moïse Katumbi a été sommé de comparaître devant le tribunal de paix de Kinshasa-Kinkole le mardi 5 novembre 2024.
Ce revirement du dossier surprend l’opinion publique, alors que Denise Mukendi, une influenceuse et proche du pouvoir, s’était présentée comme la principale plaignante du viol subi par Jacky Ndala lors de son incarcération dans les locaux de l’Agence Nationale de Renseignements (ANR).
Devant le parquet, Denise Mukendi avait fait un démenti, affirmant qu’elle avait menti.
« J’ai menti. Je n’ai pas dit qu’il avait été violé à l’ANR », avait-elle déclaré.
Précédemment, Jacqui Ndala avait porté plainte contre Denise Dusauchoy pour association de malfaiteurs.
Certains estiment que l’action de la République traduit un buzz cherché, inventé par l’opposant, qui porte atteinte à l’image de l’ANR. Naguère, en ordonnant des poursuites judiciaires contre Denise Mukendi, le ministre de la Justice avait exigé que Jacqui Ndala présente des preuves devant la justice.
D’autres pensent encore que la victime « continue à subir » au-delà de l’humiliation endurée à l’ANR.
Azarias Mokonzi