Goma-Enseignement universitaire : lancement d'une série de cafés scientifiques à l'Université de Goma - Tazama RDC

Goma-Enseignement universitaire : lancement d’une série de cafés scientifiques à l’Université de Goma

Lancement d’une série de cafés scientifiques initiés dans la cadre de la matérialisation du projet de renforcement Institutionnel des Capacités administratives et de Recherche de l’Université de Goma(RICAR-UNIGOM) ce vendredi 08 Mars 2024 au campus du lac. Dans un auditoire de plus de 400 participants, les chercheurs et experts ont échangé sur la question de la présence du dioxyde de carbone communément appelé « Gaz Mazuku » à l’ouest de la ville de Goma pendant cette période où il s’observe un afflux de déplacés de guerre qui s’installent dans des zones à haut risque au quartier lac vert et Bulengo précisément. Une occasion pour les scientifiques d’alerter aussi la communauté locale, nationale, et internationale sur ce danger qui guette plus de 287850 personnes déjà victimes de l’instabilité sécuritaire.

Le dioxyde de carbone dans la ville volcanique de Goma nécessite une attention particulière de tout un chacun estime le docteur Blaise Mafuko, directeur de l’école supérieure de volcanologie, de gestion des des risques et des catastrophes(ESV-Goma). Dans sa présentation sur le thème « les risques liés au Mazuku dans les camps de déplacés à Goma », celui-ci a démonté comment le CO2 constitue un danger réel à la population de la province volcanique des Virunga sur la carte de la rift vallée qui couvre les zones tectoniques. Pour lui, la respiration de l’homme n’est possible que si le pourcentage de l’oxygène s’élève à 21%. Sa diminution dans une zone donnée jusqu’à 6 % est signe de la domination du CO2 qui peut conduire à une fatigue totale, perte de conscience et la mort.

Ayant pris part à cette activité, l’un des représentants de l’OVG, partenaire de l’Université de l’Université de Goma, Mathieu Yalire est revenu sur les activités déjà faites par son organisation depuis l’avènement en masse des déplacés dans la ville de Goma, dont l’identification des différents sites regorgeant le Mazuku. « Nous y avons était d’abord avec la division des affaires sociales et les ONG pour identifier les sites parce que les déplacés sont venus et se sont mis dans des endroits où il y avaient de risques », a fait savoir ce chercheur au département de Géochimie de l’Observatoire Volcanologique de Goma, tout en précisant qu’il existe d’autres sites de ce gaz toxique non encore connus et qu’il vont identifier dans le futur proche.

L’Université de Goma pense que de tels travaux feront avancer plusieurs choses dans le secteur de recherche y compris la lutte contre les méfaits du gaz Mazuku aux habitants de la ville de Goma et environs. « Nous avons été altéré sur ce problème par des partenaires qui sont sur le terrain notamment nos amis de l’OVG avec qui on collabore. Nous avons jugé qu’avec des assises et activités comme ça, on peut aussi alerter. Et en alertant déjà, nous pensons que nous sommes entrain de remplir l’une des missions de l’Université parce qu’elle en a trois ; l’enseignement, la recherche et le service à la communauté », a soutenu le professeur Juste Yamoneka, doyen du domaine des sciences agronomiques et environnement.

Le projet de Renforcement Institutionnel des Capacités administratives et de Recherche de l’Université de Goma « RICAR-UNIGOM », vise à appuyer la dynamique de sa recherche par le renforcement des capacités des unités de recherche et des jeunes chercheurs. Les actions envisagées ciblent directement 28 unités de recherche, les départements opérationnels dans ses 7 domaines et son école dite d’Université comptant des centaines des chercheurs et enseignants dans plusieurs secteurs de la vie. Jusqu’à présent, il est financé par Global Development Network(GDN). Cependant pour faciliter son exécution effective et continue, l’UNIGOM reste très ouverte à d’autres partenaires disposés à l’accompagner.

Florentin Nkurunziza

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