Gestion du fleuve Congo : A Luanda, Félix Tshisekedi exige un référendum avant tout transfert d’eau
Le Président de la République Démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, est arrivé ce jeudi 22 octobre 2026 à Luanda, en Angola, pour réaffirmer la position stratégique de son pays sur l’échiquier africain. Selon la Présidence de la RDC, le Chef de l’État a pris part activement à l’ouverture de la 4e édition de la Biennale de Luanda, un forum panafricain de haut niveau dédié à la promotion de la culture de la paix et de la non-violence en Afrique.
Lors de son allocution, le Président Tshisekedi a tenu un discours ferme et sans ambiguïté en affirmant qu’« une goutte du fleuve Congo ne quittera son bassin sans l’aval des Congolais. »
Face aux multiples projets de transfert de ces eaux vers d’autres régions du continent touchées par la sécheresse, le dirigeant congolais a fixé des conditions strictes et non négociables pour toute future exploitation extérieure, notamment le respect absolu de la constitution et des lois en vigueur en RDC, la tenue d’un référendum populaire afin que les Congolais décident souverainement du sort de leur patrimoine hydrographique, et des garanties scientifiques solides pour protéger rigoureusement les intérêts nationaux et préserver les équilibres écologiques fragiles du bassin.
Organisée conjointement par le gouvernement angolais, l’Union africaine (UA) et l’UNESCO, cette édition 2026 rassemble plusieurs chefs d’État et de gouvernement autour d’un thème central : « Renforcement de la gouvernance de l’eau en Afrique comme levier de prévention, de médiation et de résolution des conflits ».
Ce choix thématique s’avère hautement stratégique à une époque où le changement climatique et la gestion des ressources hydriques s’imposent comme des enjeux majeurs de stabilité et de sécurité régionale à travers le continent.
Pour Kinshasa, cette participation à la Biennale de Luanda traduit la volonté ferme de la RDC de privilégier le dialogue et la coopération régionale, tout en protégeant ses ressources vitales pour la consolidation d’une paix durable en Afrique.
Richard Maliro