Nord-Kivu: Retour au calme à Mugunga et à Nyiragongo après une matinée très agitée
Ce jeudi 26 septembre 2024, dès les premières heures de la matinée, des détonations d’armes lourdes et légères ont retenti autour du camp des déplacés de Lushagala, situé en territoire de Nyiragongo, au nord-ouest de Goma.
Des témoins sur place rapportent que les habitants du camp, qui abritent de nombreuses familles fuyant les conflits armés, ont été pris de panique face à cette escalade de violence.
Les premières informations suggèrent une possible mésentente entre les éléments armés engagés dans les opérations militaires, notamment les résistants « Wazalendo » mais la situation est resté floue et difficile à confirmer, l’armée loyaliste, les forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC), n’a pas encore communiqué d’informations officielles pour clarifier la situation, laissant les déplacés dans l’incertitude et la peur.
Des rumeurs circulent également sur une éventuelle tentative de débordement des rebelles du M23 vers le camp des déplacés, mais il est conseillé de rester prudent quant à la véracité de ces informations, qui pourraient être infondées.
La situation a connue une accalmie après les échanges de tirs entre groupes armés et forces loyalistes, mais les conséquences sur les populations civiles sont déjà lourdes, les détonations entendues près des sites d’extension de Lushagala, Sam Sam, Baraka et Rusayu ont provoqué une grande psychose parmi les déplacés, entraînant un mouvement massif de populations en quête de sécurité vers des zones comme Sake, Nzulo, Goma ou même le Sud-Kivu, à Minova.
Malheureusement, ces violences ont eu des conséquences tragiques. Selon les sources locales, deux civils, dont un enfant, ont été tués lors des échanges de tirs, et plusieurs dizaines d’autres ont été blessés, parmi les victimes, Bienaimé Ndimubanzi, un jeune homme venu de Mweso avec sa famille, espérait trouver refuge à Goma, mais la violence l’a rattrapée dans sa quête de sécurité.
Ce matin-là, la situation sur le terrain reste préoccupante, avec des rapports de blessés et de morts au sein du camp de déplacés de Lushagala. Les populations, déjà traumatisées par des années de conflits, se retrouvent une fois de plus confrontées à l’horreur de la guerre, alors qu’elles espéraient pouvoir reconstruire leur vie dans un environnement plus sûr. Les organisations humanitaires et les autorités locales doivent agir rapidement pour apporter assistance et protection à ces populations vulnérables, avant que la situation ne s’aggrave davantage.
Josué Mutanava