RDC : Jean-Baptiste Kasekwa appelle à la résistance face à l’occupation rebelle dans l’Est et exige la fin de la guerre d’ici fin 2026
L’acteur politique Jean-Baptiste Kasekwa de Goma et membre du parti Engagement pour la citoyenneté et le développement (Ecidé) de Martin Fayulu, appelle les populations vivant dans les zones sous occupation rebelle à ne pas céder à la résignation. Depuis Kinshasa, où il vit après l’occupation de Goma par les rebelles, il plaide pour des solutions urgentes afin de mettre fin à la guerre dans l’est de la République démocratique du Congo et de rétablir l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire national.
Dans sa déclaration, Jean-Baptiste Kasekwa insiste sur la nécessité pour les Congolais de continuer à résister malgré les souffrances, la peur et les difficultés auxquelles ils sont confrontés dans les zones affectées par le conflit. Pour lui, les populations ne doivent pas s’habituer à vivre sous une domination étrangère.
« J’invite nos populations qui souffrent encore sous occupation à ne pas céder à la résignation. Il est impossible de vivre sous la domination rwandaise ou ougandaise. On ne peut jamais s’habituer à être esclave », a-t-il déclaré.
L’acteur politique affirme rester en contact avec des connaissances vivant dans plusieurs zones touchées par l’insécurité, notamment à Sake, Kanyabayonga et Kalehe. Il dit mesurer les difficultés auxquelles ces populations sont confrontées, tout en estimant que la résistance demeure nécessaire face à la situation sécuritaire actuelle.
Jean-Baptiste Kasekwa met également en garde contre toute banalisation de la guerre dans l’Est du pays depuis la capitale. Il estime que les conséquences du conflit ne concernent pas uniquement le Nord-Kivu, mais menacent la stabilité de l’ensemble de la République démocratique du Congo.
« Lorsque la maison du Nord-Kivu brûle, c’est le Katanga, le Maniema, le Kasaï, le Bandundu et Kinshasa qui sont également concernés. Réveillons-nous », a-t-il lancé, appelant les dirigeants et les citoyens à prendre la mesure de la menace.
Sur le plan politique, il demande que des voies et moyens soient trouvés pour mettre fin à la guerre au plus tard à la fin de l’année 2026. Il souhaite également que le plan de réunification du territoire national soit mis en œuvre au premier trimestre 2027.
Pour Jean-Baptiste Kasekwa, tout retard dans la recherche d’une solution risque de prolonger les souffrances des populations déplacées et réfugiées, notamment celles qui se trouvent à Bujumbura et à Kampala, ainsi que des habitants vivant dans les zones sous occupation rebelle.
Il met aussi en garde contre les conséquences politiques d’une prolongation de la crise et appelle les acteurs concernés à ne pas miser sur des négociations repoussées à 2028, au détriment de l’urgence humanitaire et sécuritaire.
Enfin, l’acteur politique plaide pour une initiative de paix portée notamment par les évêques et les pasteurs, estimant qu’une solution reste possible pour mettre fin aux hostilités et restaurer l’unité territoriale de la RDC.