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Tazama RDC

RDC : l’Assemblée nationale déclare recevable le projet de loi contre la corruption

RDC : l’Assemblée nationale déclare recevable le projet de loi contre la corruption

L’arsenal juridique congolais contre les crimes économiques passe à la vitesse supérieure. Lundi 28 septembre 2026, l’Assemblée nationale a déclaré recevable le nouveau projet de loi relatif à la lutte contre la corruption en République démocratique du Congo.

Porté par le ministre d’État, chargé de la Justice et garde des Sceaux, Guillaume Ngefa Atondoko Andali, le texte a franchi cette étape clé au Palais du Peuple à Kinshasa, après un débat général marathon ayant mobilisé plus d’une quarantaine de députés.

Ce projet de loi ambitionne de doter la RDC d’un cadre juridique moderne, cohérent et aligné sur les standards internationaux. Devant la représentation nationale, le garde des Sceaux a rappelé l’urgence de cette réforme, qualifiant la corruption d’« obstacle majeur » au développement du pays.

« Il répond à une nécessité : doter la République démocratique du Congo d’un cadre juridique anticorruption moderne, cohérent, efficace et conforme à ses engagements internationaux. La corruption demeure, en effet, un obstacle majeur à la consolidation de l’État de droit, à la bonne gouvernance, à la mobilisation optimale des ressources publiques, à l’amélioration du climat des affaires ainsi qu’à la confiance des citoyens dans les institutions. Elle affecte notamment la gestion des finances publiques et la passation des marchés publics », a fait savoir le patron de la justice.

Selon Guillaume Ngefa, ce fléau asphyxie non seulement la gestion des finances publiques et les marchés publics, mais il freine également l’amélioration du climat des affaires et fragilise la confiance des citoyens envers leurs institutions.

Au-delà de l’aspect répressif, le ministre de la Justice a insisté sur la portée globale de ce texte, qui englobe la prévention, la détection et le recouvrement des avoirs illicites.

Pour le gouvernement, l’adoption finale de cette loi ne sera pas seulement une victoire technique, mais un acte de souveraineté, de justice sociale et de consolidation de l’État de droit en RDC. Le texte est désormais renvoyé en commission pour un examen approfondi avant son vote définitif.

Azarias Mokonzi

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