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Masisi : La société civile alerte sur un « crime environnemental » lié à la destruction des bananeraies et à l’abattage d’arbres

Masisi : La société civile alerte sur un « crime environnemental » lié à la destruction des bananeraies et à l’abattage d’arbres

La société civile du territoire de Masisi, au Nord-Kivu, alerte sur la destruction massive de bananeraies et l’abattage d’arbres qu’elle attribue à la coalition AFC-M23. Cette structure citoyenne qualifie ces actes de « crime environnemental » et indique qu’ils sont signalés sur les axes Loashi-Bukombo-Nyabiondo, Loashi-Ngesha-Burora-Kaanda ainsi que Loashi-Lushebere-Hembe-Kahanga.

Selon la société civile, cette situation risque d’aggraver davantage l’insécurité alimentaire des familles touchées et de porter un coup dur à l’économie locale.

« Cette décision unique a déjà connu son démarrage dans les entités telles que Mianja, Hembe et Kahanga, créant de graves dommages à l’encontre des populations locales n’ayant que cela comme seul moyen de subsistance. Plus grave encore est le fait d’exiger à la population victime de procéder à la destruction de ses propres vastes étendues de bananiers et des arbres de diverses espèces pendant les jours des travaux dits salongo », a déclaré Téléphore Mitondeke, président de la société civile de Masisi, contacté par nos confrères de la RTVH.

La société civile craint également que les conséquences de ces destructions ne se limitent pas aux seules zones directement concernées. Selon elle, la ville de Goma, qui dépend notamment de plusieurs produits agricoles et du bois provenant du territoire de Masisi, pourrait également en subir les répercussions.

« Les conséquences toucheront par ailleurs la ville de Goma qui bénéficie d’importantes quantités de bananes plantains et de bois en provenance du territoire de Masisi. Bref, la destruction massive de ces espèces agricoles et environnementales constitue des crimes économiques et environnementaux susceptibles d’imposer la mort aux populations civiles locales par la faim ou la famine, avec de graves conséquences sur le changement climatique et des risques de glissement de terrain. Les parents ne pourront plus scolariser leurs enfants ou répondre aux autres besoins primaires », a-t-il renchéri.

Depuis le début de la guerre, les dénonciations d’atteintes contre l’environnement dans les zones touchées par le conflit ne cessent de se multiplier. Outre la destruction de la flore, la faune est également affectée, plusieurs espèces animales étant exposées aux conséquences de l’insécurité et des affrontements.

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