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Guerre du M23: La rentrée scolaire compromise dans plusieurs localités de Kisimba à Walikale

Guerre du M23: La rentrée scolaire compromise dans plusieurs localités de Kisimba à Walikale

Alors que le coup d’envoi officiel de l’année scolaire 2026-2027 a été donné sur l’ensemble du territoire national, la réalité est tout autre dans la province éducationnelle Nord-Kivu 3. Dans plusieurs localités de la sous-division de Walikale 3, les portes des salles de classe sont restées désespérément fermées, privant des centaines d’enfants de leur droit à l’éducation.

La situation est particulièrement critique dans le groupement Kisimba. Dans les localités de Banakindi, Banamulema et Balindu, la rentrée des classes n’a tout simplement pas eu lieu. En cause, une brusque dégradation de la situation sécuritaire à la veille de la reprise.

De violents affrontements ont opposé les rebelles de l’AFC/M23 aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), ces dernières étant appuyées par les combattants volontaires locaux communément appelés « Wazalendo ».

Ce regain de violence a jeté sur les routes des milliers de civils. De nombreuses familles ont été contraintes d’abandonner leurs habitations en urgence pour se mettre à l’abri, se dirigeant principalement vers le centre de Pinga.

Pour ces déplacés, entassés dans des familles d’accueil ou des sites de fortune à Pinga, la scolarisation des enfants est devenue une préoccupation secondaire face à l’urgence de la survie quotidienne.

« Nous avons fui avec nos enfants sans pouvoir emporter grand-chose », témoigne un démuni, un père de famille, ayant trouvé refuge à Pinga.

« Aujourd’hui, nous ne savons même pas où nous allons dormir ni comment trouver à manger. Dans ces conditions, il nous est difficile de penser aux frais scolaires, aux uniformes ou aux fournitures. Nous souhaitons que la paix revienne afin que nos enfants puissent retourner à l’école », a-t-il ajouté.

À Walikale, ce énième dysfonctionnement du calendrier scolaire suscite de vives inquiétudes au sein de la société civile locale, qui redoute une année blanche pour les élèves des zones touchées par les combats si aucune mesure d’urgence ou trêve humanitaire n’est rapidement instaurée.

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