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RDC : 4 381 cas confirmés d’Ebola et 2 011 décès enregistrés dans cinq provinces

RDC : 4 381 cas confirmés d’Ebola et 2 011 décès enregistrés dans cinq provinces

L’épidémie de la maladie à virus Ebola continue de progresser en République démocratique du Congo. Selon les dernières données de l’Institut national de santé publique (INSP), 4 381 cas confirmés ont été enregistrés dans cinq provinces, pour 2 011 décès, soit un taux de létalité global de 45,9 %. L’Ituri reste l’épicentre de l’épidémie.

L’Ituri, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, le Haut-Uélé et la Tshopo sont les cinq provinces actuellement touchées par l’épidémie. Au total, 53 zones de santé sur 140 et 246 aires de santé sont affectées.

Sur les 4 381 cas confirmés recensés, 704 patients sont actuellement en isolement ou hospitalisés, tandis que 869 personnes ont été déclarées guéries. Le suivi des contacts affiche un taux global de 86,7 %.

L’Ituri demeure l’épicentre

L’Ituri concentre la majorité des zones de santé touchées, avec 28 zones sur les 36 que compte la province. Parmi les zones affectées figurent notamment Bunia, Mambasa, Komanda, Drodro, Nyankunde, Rwampara, Mongbwalu, Boga, Mahagi et Ariwara.

Au Nord-Kivu, 12 zones de santé sur 34 sont concernées, notamment Beni, Butembo, Goma, Oicha, Vuhovi, Mabalako, Masereka, Musienene et Lubero.

Le Haut-Uélé compte six zones de santé affectées sur 13, tandis que la Tshopo en compte également six sur 23.

Au Sud-Kivu, seule la zone de santé de Miti-Murhesa est touchée. Elle totalise désormais 74 jours sans nouveau cas confirmé, selon les données communiquées.

L’INSP précise que la transmission reste active en Ituri, au Nord-Kivu et au Haut-Uélé, l’Ituri demeurant l’épicentre de l’épidémie.

La capacité de prise en charge renforcée en Ituri

Face à la pression exercée sur les structures sanitaires, les autorités ont renforcé l’offre de soins en Ituri. Le Centre de traitement Ebola de Kasenyi a été inauguré, portant la capacité installée de la province à 840 lits.

Cette nouvelle infrastructure intervient alors que plusieurs structures, notamment Rwampara, ISTM, Nizi et Bambu, connaissent une saturation. Des extensions supplémentaires sont également en préparation afin d’accroître les capacités de prise en charge.

Plus de 100 000 voyageurs contrôlés

Sur le volet de la surveillance, les équipes de riposte indiquent que l’ensemble des alertes validées comme cas suspects ont été investiguées.

Le dispositif de contrôle sanitaire installé aux points d’entrée et de contrôle a également permis d’examiner plus de 100 000 voyageurs, avec un taux de dépistage annoncé à 98 %.

Le suivi des contacts demeure, quant à lui, au-dessus du seuil de performance requis, selon l’INSP.

La mobilisation communautaire se poursuit

La riposte s’appuie également sur l’implication des communautés. En Ituri, des relais communautaires ont été formés et dotés de supports de sensibilisation. Plusieurs milliers de personnes ont ainsi été touchées à travers des visites à domicile et des causeries éducatives.

Dans le Haut-Uélé, des campagnes de sensibilisation de masse ont mobilisé des milliers d’habitants dans les zones de santé d’Isiro et de Wamba.

Au Nord-Kivu, les équipes ont notamment travaillé à la clarification de plusieurs rumeurs liées à la maladie et sont parvenues à résoudre un incident communautaire.

Le déni de la maladie, un défi majeur

Malgré ces avancées, les équipes de riposte font face à des résistances dans certaines communautés.

Des oppositions aux enterrements dignes et sécurisés ont notamment été enregistrées à Isiro. Au Nord-Kivu, des équipes ont été prises à partie, tandis que plusieurs inhumations ont dû être reportées en Ituri.

Selon l’INSP, le déni de la maladie persiste dans certaines localités et constitue l’un des principaux obstacles à l’adhésion des populations aux interventions de riposte.

Les autorités sanitaires appellent ainsi les communautés à collaborer avec les équipes engagées dans la surveillance, la prise en charge des malades, le suivi des contacts et les activités de sensibilisation.

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