RDC : Le gouvernement condamne les violences enregistrées lors de la manifestation de l’opposition
Le gouvernement de la République démocratique du Congo a condamné les incidents survenus lors de la manifestation organisée vendredi 12 juin 2026 à Kinshasa par plusieurs formations politiques de l’opposition. Dans un communiqué publié le 13 juin, les autorités évoquent des blessés ainsi que d’importants dégâts matériels enregistrés au cours de cette mobilisation.
Selon le gouvernement, les informations transmises par les autorités urbaines font état de victimes dans les deux camps. « Des blessés ont été enregistrés parmi les manifestants et les forces de l’ordre, tandis que d’importants dégâts matériels ont été constatés, notamment l’incendie de plusieurs véhicules et d’autres dégradations de biens publics et privés », indique le communiqué.
Face à cette situation, le gouvernement affirme avoir engagé des démarches auprès des responsables des partis politiques concernés. Le communiqué précise que « le Ministre d’Etat, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux, a rendu visite aux responsables des formations politiques concernées afin d’échanger sur les circonstances des incidents enregistrés et d’en évaluer les conséquences ».
Les autorités congolaises réitèrent par ailleurs leur attachement aux libertés fondamentales garanties par la Constitution. Le gouvernement rappelle notamment son engagement en faveur de « la liberté d’expression, la liberté de réunion et le droit de manifestation pacifique ». Toutefois, il souligne que « l’exercice de ces droits et libertés s’inscrit dans le respect des lois de la République, de l’ordre public ainsi que de la sécurité des personnes et des biens ».
Afin de faire toute la lumière sur les événements survenus lors de cette manifestation, le gouvernement annonce l’ouverture de vérifications. « Les services compétents ont été instruits de procéder à toutes les vérifications nécessaires dans le strict respect de la loi », précise le texte.
Dans son message, l’exécutif appelle également les acteurs politiques, sociaux et les organisations de la société civile à privilégier l’apaisement. Il les invite à « faire preuve de retenue et de responsabilité » tout en réaffirmant son attachement au dialogue à travers « les mécanismes légaux, institutionnels et républicains ».
Le gouvernement dit également réaffirmer sa volonté de garantir la sécurité des citoyens et de leurs biens. Il assure demeurer déterminé à « préserver l’ordre public » et à poursuivre « les efforts nécessaires au maintien de la paix publique et de la cohésion nationale » dans un contexte marqué par de vives tensions politiques autour de la manifestation de l’opposition à Kinshasa.
Franck Kaky