Ouganda : Yoweri Museveni investi pour un septième mandat consécutif
La capitale ougandaise a vibré au rythme de la cérémonie d’investiture de Yoweri Kaguta Museveni, ce mardi 12 mai 2026. À 81 ans, l’homme fort de Kampala entame un nouveau quinquennat, prolongeant un règne débuté il y a quatre décennies.
C’est au Kololo Ceremonial Grounds de Kampala, sous un dispositif de sécurité impressionnant, que le Président Yoweri Museveni a officiellement prêté serment. Fidèle à ses habitudes iconiques, il a juré, Bible en main, de servir la nation ougandaise jusqu’en mai 2031.
Cette cérémonie fait suite à l’élection présidentielle du 15 janvier 2026, où Museveni a été déclaré vainqueur avec 71,6 % des suffrages. Malgré la présence de huit autres candidats, dont la figure de proue de l’opposition Robert Kyagulanyi, plus connu sous le nom de Bobi Wine, le président sortant a conservé une avance confortable, bien que le scrutin ait été marqué par les critiques habituelles de ses détracteurs.
La dimension diplomatique de l’événement a été soulignée par la présence de plusieurs chefs d’État africains. Parmi les invités de marque installés dans la tribune officielle, on pouvait noter la présence d’Evariste Ndayishimiye, Président du Burundi et actuel président en exercice de l’Union Africaine (UA), ainsi que celle de Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, Président de la République Démocratique du Congo (RDC). Leur participation témoigne de l’influence persistante de Museveni sur l’échiquier géopolitique de la région des Grands Lacs.
Au pouvoir depuis 1986, Yoweri Museveni est l’un des dirigeants africains à la plus grande longévité. À l’issue de ce nouveau mandat de cinq ans, il aura passé 45 ans à la tête du pays. Pour ses partisans, il reste le garant de la stabilité et de la croissance économique ; pour ses opposants, ce septième mandat est le signe d’un verrouillage politique persistant.
Alors que le pays se projette vers 2031, les défis restent nombreux pour le doyen de la région, entre aspirations d’une jeunesse urbaine croissante et enjeux sécuritaires régionaux.
Azarias Mokonzi