Tazama RDC

Beni : James Swan au cœur de la « zone rouge » pour sa première mission de terrain

Beni : James Swan au cœur de la « zone rouge » pour sa première mission de terrain

Moins de deux semaines après sa prise de fonction, le nouveau chef de la MONUSCO, James Swan, est arrivé ce lundi 20 Avril 2026 à Beni, chef-lieu provisoire de la province du Nord-Kivu.

Ce dernier a été accueilli par les autorités provinciales du Nord-Kivu. James Swan n’est pas venu pour une simple visite de courtoisie. L’objectif de cette mission est de confronter les stratégies élaborées à Kinshasa à la réalité brutale du terrain. Jean Tobie Okala, chef de l’information publique de la MONUSCO pour le secteur Beni-Ituri, a souligné que cette visite se circonscrit dans le cadre d’évaluer la protection de la population . « Le chef de la MONUSCO est venu évaluer personnellement la protection des civils », a-t-il dit.

Pendant deux jours, l’agenda de James Swan sera marathonien. Rencontres avec les autorités militaires, échanges avec les acteurs politiques, mais surtout, une écoute active de la société civile. Dans une région où la frustration envers la force onusienne s’est souvent manifestée par des manifestations de colère, le nouveau chef de mission joue sa crédibilité.

Le choix de Beni comme point de départ n’est pas anodin. C’est ici que la résilience des communautés est la plus éprouvée par les massacres récurrents. La MONUSCO affirme vouloir « examiner les moyens d’améliorer sa réponse ».

Sur place, les attentes sont concrètes. Il ne s’agit plus de compter les patrouilles, mais de prévenir les incursions et de sécuriser les zones rurales où les agriculteurs sont régulièrement pris pour cibles. Les leaders communautaires attendent de James Swan un virage opérationnel marqué par plus de proactivité et une meilleure coordination avec les forces armées nationales.

Cette mission, qui s’achève ce mardi 21 avril, doit permettre à James Swan d’appréhender la complexité du paysage sécuritaire de Beni. Entre les critiques sur l’efficacité de la force et l’urgence humanitaire, le nouveau diplomate en chef de l’ONU en RDC sait que chaque heure passée sur le terrain compte pour regagner la confiance des populations.

La réponse de la MONUSCO sous l’ère Swan sera scrutée dès les prochains jours : passera-t-on de la simple observation à une protection réellement dissuasive ? À Beni, on ne demande qu’à voir.

Azarias Mokonzi

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *