Lubero-Environnement : L’apiculture en péril face aux affres de la guerre
Loin des conséquences humaines, infrastructurelles et matérielles, l’environnement et l’élevage sont aussi des éléments touchés par la guerre dans le territoire de Lubero, province du Nord-Kivu.
Le cas en exemple est celui de l’élevage des abeilles qui fait face à d’énormes difficultés dans plusieurs endroits du territoire de Lubero où les ruches sont installées. Dans une visite d’inspection dans certains champs apicoles ce Lundi 02 Mars 2026, le président de coopérative des apiculteurs de Lubero a laissé entendre un constat amer.
Nderu Maxime évoque la destruction des ruches d’abeilles soit par des militaires FARDC, soit par les Wazalendo lorsque ceux ci installent leurs Camps à côtes des champs apicoles.
« Nos activités évoluent à pas pesant car la situation sécuritaire est vraiment critique. Cette situation est caractérisée par la destruction de nos ruches et même les arbres de nos champs sont coupés par ceux que nous estimons être nos militaires FARDC« , dit-il.
Loin de cette destruction, l’accès même aux champs apicoles pose un sérieux problème. Pour y accéder lors des activités régulières d’entretien, il faut toujours passer par des camps pour demander la permission d’accès. Cette permission est souvent accordée avec un retard ou carrément, elle souvent refusée par les autorités militaires pour des raisons que seules elles-mêmes savent.
« Pour faire l’accès aux champs, il faut du temps, demander la permission; aller par ici par là chez les autorités militaires qui gardent les positions car nous dans les premières lignes de fronts« , regrette-t-il.
Parlant de la production sans pour autant révéler les statistiques, Nderu Maxime parle d’un faible rendement des miels pour l’année 2025 suite à la guerre.
L’appel est ainsi lancé aux autorités compétentes pour pouvoir s’investir dans cette affaire en rétablissant la sécurité le plus vite possible mais aussi en favorisant l’accès dans un premier temps pour les zones que l’ennemi n’occupe pas.
David Mayani