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Nord-Kivu : Près de 50 morts dans des combats entre le M23 et les Wazalendo en janvier 2026

Nord-Kivu : Près de 50 morts dans des combats entre le M23 et les Wazalendo en janvier 2026

Près d’une cinquantaine de personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées lors de violents affrontements ayant opposé les rebelles de l’AFC-M23 aux miliciens Wazalendo, alliés de l’armée congolaise. Ces combats se sont déroulés entre le 12 et le 16 janvier 2026 dans les territoires de Masisi, Rutshuru et Walikale, au Nord-Kivu, selon le rapport mensuel du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA).

Les victimes ont été dénombrées dans plus d’une dizaine de villages des groupements de Bukombo, Kihondo, Mutanda, ainsi que Bambo et Tongo. À la suite de ces violences, de nombreux civils ont fui vers des agglomérations voisines, notamment Bukombo-Centre, Ihula, Nyanzale, Kikuku-Centre et Kitsiru.

« Ces événements surviennent dans un contexte de violences persistantes, alors que la zone de santé (ZS) de Masisi accueille déjà plus de 178 000 personnes déplacées », a précisé l’organisme onusien, citant les chiffres de la Commission de Mouvement de Population (CMP).

Le rapport souligne également qu’entre le 19 et le 30 janvier 2026, des explosions attribuées à des drones ont frappé les collines surplombant les localités de Kasopo et Buleusa (groupement Ikobo), ainsi que Mpety, Mindjenje et Chanjikiro (groupement Kisimba). Ces attaques ont provoqué de nouveaux déplacements massifs de population, tandis que des tensions persistantes entre groupes armés sont signalées dans la zone de santé de Pinga.

« Entre le 19 et le 30 janvier 2026, des explosions attribuées à des drones ont touché les collines surplombant les localités de Kasopo et de Buleusa (groupement Ikobo), ainsi que Mpety, Mindjenje et Chanjikiro (groupement Kisimba). Ces attaques ont entraîné un nouveau déplacement massif des populations. Des tensions persistantes entre des acteurs armés ont également été rapportées dans la ZS de Pinga », lit-on dans ce rapport.

OCHA révèle en outre que, le 21 janvier, des affrontements armés ont contraint la majorité des habitants de Mpombi et Iteya à l’exode. Parallèlement, l’accès aux soins de santé se dégrade dangereusement dans la région. Selon des partenaires humanitaires locaux, plusieurs structures sanitaires ont été pillées et endommagées par les violences récurrentes. L’Hôpital général de référence (HGR) de Pinga est en rupture de médicaments et fait face à une pénurie critique d’équipements et de personnel soignant.

Azarias Mokonzi

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