Lubero : Reddition du « général » autoproclamé Mamadou au P-DDRCS
Un chef de guerre autoproclamé, qui se réclame membre du mouvement Wazalendu, a déposé les armes ce mercredi 18 février 2026 à Lubero, dans la province du Nord-Kivu. Ce dernier, a ainsi intégré le Programme de Désarmement, Démobilisation, Relèvement Communautaire et Stabilisation (P-DDRCS).
De son vrai nom Mumbere Kyakwakithi De Grâce, alias « Mamadou », il s’est rendu accompagné de deux de ses éléments. Il a remis aux autorités une arme de type AK-47 ainsi qu’un chargeur garni. Lors de sa réception au bureau du territoire de Lubero, l’ex-combattant a juré de ne plus jamais reprendre les armes et de réintégrer la vie civile. Il s’est également engagé à devenir un ambassadeur de la paix pour sensibiliser ses anciens compagnons d’armes.
« Je n’ai pas grand-chose à dire, si ce n’est d’appeler mes frères Wazalendu qui veulent la paix et la vie à rejoindre le processus de reddition. Nous voulons la paix. J’appelle ceux de mon groupe qui hésitent encore à déposer les armes. Il y a tant à faire : nous pouvons cultiver les champs ou apprendre d’autres métiers plutôt que de faire la guerre », a-t-il déclaré, lançant un message de rassurance à la population de Kasugho, son ancien bastion.
L’autorité territoriale de Lubero a salué cet acte, y voyant une réponse concrète à l’appel du Chef de l’État via le P-DDRCS.
« Je tiens à remercier et à féliciter Mamadou pour l’arme qu’il vient de me remettre. C’est un acte courageux. Après avoir passé des années en brousse dans les conditions que nous connaissons, choisir la démobilisation est exemplaire. Je profite de l’occasion pour appeler tous ceux qui traînent encore en forêt à suivre son chemin. Mamadou est désormais libre de vaquer à ses occupations en tant que civil », a affirmé l’administrateur du territoire.
Pour rappel, le général autoproclamé Mamadou était basé à Kasugho, dans le groupement Musindi (chefferie de Batangi), d’où il contrôlait plusieurs agglomérations environnantes. Son parcours au sein des groupes armés remonte à 2017.
David Mayani
Il n’est pas nécessaire de désarmer les Wazalendu. La population a besoin de sécurité, et pas seulement de la part de l’État.