Rubaya : Plus de 200 morts dans un effondrement d’une mine de coltan contrôlée par le M23
Un terrible effondrement survenu mercredi 28 janvier 2026 dans la mine de coltan de Rubaya, dans l’est de la République démocratique du Congo, a fait plus de 200 victimes, selon les autorités locales. L’annonce a été faite vendredi à Reuters par Lumumba Kambere Muyisa, porte-parole du gouverneur de la province du Nord-Kivu, nommé par les rebelles de l’AFC-M23 qui contrôlent le site.
« Plus de 200 personnes ont été victimes de ce glissement de terrain, dont des mineurs, des enfants et des commerçantes. Certaines ont été secourues de justesse et souffrent de blessures graves », a déclaré Muyisa Kambere aux confrères, et précisé qu’une vingtaine de blessés étaient actuellement pris en charge dans des établissements de santé.
Selon lui, l’effondrement est survenu alors que la région connaît la saison des pluies, une situation qui rend le sol instable. « Nous sommes en saison des pluies. Le sol est fragile. C’est le sol qui a cédé alors que les victimes étaient dans le trou », a expliqué le porte-parole.
Par ailleurs, des sources indépendantes parlent de plus de 400 petits creuseurs qui ont péri dans cet éboulement de terre survenu mercredi 28 janvier dernier. Ces sources précisent que l’incident s’est produit sur le site minier de Luwowo, situé dans l’agglomération de Gasasa, en territoire de Masisi, localité de Luundje, groupement de Matanda.
Signalons que le site de Luwowo compte huit puits et fait partie du carré minier de Rubaya, sous contrôle des rebelles M23 soutenus par le Rwanda, où 112 à 120 tonnes de minerais (coltan) sont exploitées illégalement chaque mois. Tous ces minerais volés à Rubaya sont vendus exclusivement au Rwanda.
Pour rappel, en juin 2025, plus de 300 creuseurs artisanaux avaient également perdu la vie dans un éboulement, toujours sous la rébellion M23.
Le site de Rubaya est l’une des mines les plus importantes du pays. Il produit environ 15 % du coltan mondial, transformé en tantale, un métal très recherché par les fabricants de téléphones portables, d’ordinateurs, de composants aérospatiaux et de turbines à gaz. Les habitants extraient le minerai manuellement pour quelques dollars par jour.
La rédaction