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RDC: « Le cas Aubin Minaku met l’État de droit à l’épreuve », ( Sauvons la RDC )

RDC: « Le cas Aubin Minaku met l’État de droit à l’épreuve », ( Sauvons la RDC )

Le Mouvement Sauvons la RDC accuse le pouvoir en place de nouvelles violations graves des libertés fondamentales, après l’enlèvement de l’opposant Aubin Minaku Ndjalandjoko. Dans un communiqué signé ce 19 et rendu public ce 20 janvier 2026, ce mouvement politique dénonce ce qu’il qualifie d’arbitraire institutionnalisé et appelle à une mobilisation nationale et internationale pour la restauration de l’État de droit en République démocratique du Congo.

Dans son communiqué, le Mouvement Sauvons la RDC affirme qu’« une fois de plus, la machine à broyer les consciences et les libertés fondamentales du régime tyrannique de Kinshasa a opéré dans la nuit, faisant une nouvelle victime emblématique au sein de l’Opposition congolaise ».

Selon le mouvement, Monsieur Aubin Minaku Ndjalandjoko, vice-président national du PPRD, membre influent du FCC et ancien président de l’Assemblée nationale, a été arrêté de manière brutale. Le communiqué précise que l’opposant politique « a été enlevé à son domicile, sous les yeux de son épouse, pour une destination jusque-là inconnue ».

Le Mouvement Sauvons la RDC dit considérer cet enlèvement comme un acte politique ciblé. Il estime que cette arrestation constitue « une sanction politique arbitraire, infligée à une ancienne deuxième personnalité de la République pour son engagement assumé dans l’Opposition et pour avoir eu l’audace de présider les cérémonies d’hommage à la mémoire de Patrice Emery Lumumba et de Mzee Laurent-Désiré Kabila ».

Dans une charge sévère contre les autorités en place, le mouvement dresse un portrait alarmant de la situation politique du pays. Il affirme que cet acte « confirme, s’il en était encore besoin, ce qu’est devenue la République démocratique du Congo : l’exact opposé de l’idéal pour lequel ces deux Héros nationaux ont payé de leur vie ». Le communiqué poursuit et dit dénoncer un système où « la liberté n’est plus un droit garanti, mais une faveur octroyée au gré du bon vouloir discrétionnaire d’un pouvoir personnel, et où tout acteur politique ou de la société civile refusant l’allégeance est réduit au statut de prisonnier en sursis ».

Pour le Mouvement Sauvons la RDC, ce nouvel épisode s’inscrit dans une dérive autoritaire profonde. Il estime que « ce nouvel enlèvement d’un haut dignitaire de l’Opposition politique apporte une preuve supplémentaire, s’il en était besoin, que le Congo est désormais un espace de non-droit, où l’arbitraire est érigé en règle et où toutes les institutions étatiques sont confisquées et mises au service d’un despote qui se croit tout permis ».

Face à cette situation, le mouvement exige clairement « la libération immédiate et sans condition de Monsieur Aubin Minaku Ndjalandjoko ». Il lance également un appel à la communauté internationale, sans oublier d’inviter « les partenaires internationaux et les organisations de défense des droits de l’homme à s’associer à la lutte du peuple congolais contre ces dérives dictatoriales et à exiger la restauration de l’Etat de droit et des principes démocratiques en RDC ».

Le communiqué lance aussi un message de défi adressé aux autorités qu’il tient pour responsables de ces violations. Le Mouvement Sauvons la RDC « réaffirme, à l’intention du donneur d’ordres de ces exactions et violations massives des droits humains, que rien, alors rien ne fera fléchir sa détermination à combattre la tyrannie », avant d’ajouter que « cette dernière doit être vaincue, et elle le sera».

A ce stade, aucune communication officielle n’a été faite par les autorités sur les circonstances de ce que le mouvement appelle enlèvement d’Aubin Minaku Ndjalandjoko ni sur le lieu où il serait détenu. Cette absence d’informations alimente les inquiétudes au sein de l’opposition politique et de la société civile, déjà préoccupées par la dégradation du climat des libertés publiques en République démocratique du Congo.

Alors que le Mouvement Sauvons la RDC exige sa libération immédiate et sans condition, cette affaire remet une nouvelle fois au centre du débat national la question du respect de l’État de droit, du pluralisme politique et des garanties constitutionnelles accordées aux acteurs politiques dans un pays confronté à de fortes tensions institutionnelles.

La rédaction

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