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Internet en RDC : A Goma, la société civile exige des sanctions contre les opérateurs

Internet en RDC : A Goma, la société civile exige des sanctions contre les opérateurs

La dégradation de la connexion internet en République démocratique du Congo suscite une vive indignation au sein de la société civile. À Goma, dans la commune de Karisimbi, le président de la société civile locale, Christian Kalamo, monte au créneau pour dénoncer ce qu’il qualifie d’une nouvelle forme de souffrance imposée à une population déjà éprouvée par la guerre et l’insécurité.

Dans une déclaration, il affirme que la population congolaise fait face à « un internet lent, instable, coûteux ( prix très élevé) et souvent indisponible ». Une situation qui, selon lui, entrave gravement « l’accès à l’information, l’éducation, les activités économiques et l’action humanitaire », dans un contexte national marqué par la précarité et les conflits armés.

Christian Kalamo estime que cette situation est d’autant plus révoltante que les citoyens sont aujourd’hui doublement victimes. « Il est inacceptable que les citoyens soient doublement victimes ; victimes de la guerre, et victimes des maisons de télécommunications qui fournissent des services défaillants sans aucune redevabilité », dénonce-t-il, et pointe directement la responsabilité des opérateurs de télécommunications.

Face à cette crise de connectivité, la société civile de Karisimbi appelle les institutions de la République à agir. Elle demande notamment à l’Assemblée nationale « d’interpeller le Ministre national des Télécommunications afin qu’il s’explique sur la mauvaise qualité des services internet ». Elle exige également « du Gouvernement congolais des sanctions effectives contre les responsables des maisons de télécommunications ».

Pour Christian Kalamo, des mesures urgentes s’imposent afin de garantir un internet accessible, stable et de qualité pour toute la population. Il rappelle avec insistance que la connectivité n’est pas un luxe, surtout en temps de crise, avant de dire que « la population ne peut plus continuer à payer très cher pour un service qui n’existe pas ».

Dans un contexte marqué par la guerre et les crises humanitaires à répétition, la dénonciation de la société civile de Karisimbi remet au centre du débat la question de l’accès équitable au numérique en RDC. Pour de nombreux Congolais, l’amélioration de la qualité de l’internet n’est plus une option, mais une nécessité vitale pour s’informer, apprendre, travailler et survivre en temps de crise.

Franck Kaky

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