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Lubero : Massacres de civils à Kasalala et Mausa, Thanks Walaya de la LUCHA fustige le silence de Kinshasa

Lubero : Massacres de civils à Kasalala et Mausa, Thanks Walaya de la LUCHA fustige le silence de Kinshasa

L’année 2026 débute sous un climat cauchemardesque pour la population du territoire de Lubero. Dans plusieurs villages du secteur des Bapere et de la chefferie des Baswagha, l’activisme des terroristes ADF-MTM continue de faucher des vies humaines dans une indifférence dénoncée par la société civile.

Les attaques se multiplient sans répit. Les derniers cas en date remontent au mardi 13 janvier 2026 au village Kasalala, près de Byambwe, où 4 civils ont été lâchement abattus. Le lendemain, mercredi 14 janvier, 5 autres civils ont été tués à Mausa, où l’on signale également plusieurs disparus.

Face à cette menace persistante, Thanks Walaya, militant du mouvement citoyen Lutte pour le Changement (LUCHA), exprime son indignation face au silence du gouvernement congolais. Il appelle les autorités à peaufiner de nouvelles stratégies militaires pour stopper ces massacres.

« Depuis novembre 2025, la situation est critique. Nous avons vu l’horreur au centre de santé de Byambwe, où des femmes ont été éventrées. Malgré cela, nous n’avons entendu aucun communiqué officiel de Kinshasa rendant hommage aux victimes. Si nous ne parvenons pas à stopper ces massacres, ce sont ces massacres qui finiront par nous stopper », alerte-t-il.

Pour ce militant pro-démocratie, l’absence de réaction du pouvoir central témoigne d’une forme d’irresponsabilité et d’insensibilité face à l’extermination d’une partie de la population. Il appelle à une mobilisation générale pour la sécurité communautaire.

« Il est du devoir de l’État d’éradiquer ce mouvement terroriste qui semble échapper au contrôle de ses fonctions régaliennes », ajoute-t-il.

Pour souligner l’urgence de la situation, Thanks Walaya dresse un bilan macabre de l’année 2025 dans la région :
8-9 mars : 11 personnes tuées à Ngohi.
8-16 août : Série de massacres dans les villages de Byambwe et Katanga (Chefferie des Baswagha), avec un bilan de 52 morts.
8 septembre : 71 personnes périssent à Ntoyo lors d’une veillée mortuaire.
7 octobre : 5 personnes abattues dans les profondeurs du secteur des Bapere.
13-19 novembre : Massacre à Byambwe, où 89 personnes ont été tuées, dont 28 femmes dans la maternité de la structure sanitaire locale.

Ce tableau sombre justifie l’appel pressant de la LUCHA pour une intervention militaire d’envergure afin de sécuriser définitivement le territoire de Lubero.

David Mayani

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