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COP30 : Human Rights Watch dénonce un sommet sans avancées majeures sur les combustibles fossiles et la déforestation

COP30 : Human Rights Watch dénonce un sommet sans avancées majeures sur les combustibles fossiles et la déforestation

A l’issue de la COP30 organisée à Belém, au Brésil, l’organisation internationale Human Rights Watch (HRW) dit tirer un constat sévère : le sommet n’a pas apporté les réponses attendues face à l’urgence climatique et aux violations des droits humains qui y sont liées.

Dans son analyse, Human Rights Watch rappelle que, pendant le sommet, des milliers de personnes se sont mobilisées. Le texte rapporte qu’à Belém, une participante a défilé « aux côtés de milliers de militants et de peuples autochtones appelant les gouvernements à s’attaquer d’urgence au changement climatique et à protéger les droits de l’homme». Une manifestation possible alors que, comme le souligne HRW, « les pays hôtes précédents avaient restreint de telles manifestations».

Human Rights Watch affirme clairement que « la COP30 n’a pas progressé sur deux questions clés : les combustibles fossiles et la déforestation». Pour l’organisation, cette absence d’engagement constitue un échec majeur compte tenu des enjeux humains documentés depuis des années.

HRW indique avoir mené des recherches « sur les graves préjudices subis par les communautés vivant à proximité des sites d’exploitation du charbon, du pétrole et du gaz, ainsi que sur les violences et les accaparements de terres dont sont victimes les peuples autochtones et autres communautés dépendantes de la forêt».

L’organisation souligne que plus de 80 pays ont tenté d’inscrire une feuille de route sur la sortie des énergies fossiles dans l’accord final, mais note que « cette dynamique s’est heurtée à l’opposition de pays producteurs comme l’Inde, la Russie et l’Arabie saoudite ». HRW met en avant le résultat de ces tensions que « le texte final ne mentionne pas les combustibles fossiles et évite tout engagement concret ou échéance en vue de leur élimination progressive».

Selon Human Rights Watch, la même carence se répète sur la déforestation. Le texte rappelle que le document final « a omis une feuille de route pour la déforestation et des engagements contraignants pour la protection des forêts », en contradiction avec les besoins urgents des communautés concernées.

HRW note toutefois que les initiatives les plus ambitieuses ne proviennent pas du cadre formel du sommet. L’organisation mentionne l’annonce par la présidence brésilienne de « l’élaboration de deux feuilles de route : l’une pour la sortie progressive des énergies fossiles et l’autre pour mettre fin à la déforestation». Une conférence internationale sur la sortie des énergies fossiles est prévue en avril 2026.

Le texte cite également quelques engagements pris dans le cadre de la COP30, dont la volonté « d’établir un mécanisme pour une transition juste », de « tripler le financement de l’adaptation d’ici 2035 » et la reconnaissance « des droits des peuples autochtones, ainsi que leurs droits fonciers et leurs savoirs traditionnels».

Pour Human Rights Watch, le sommet n’a pas rempli sa mission. L’organisation explique aussi que « l’absence de progrès tangibles sur les combustibles fossiles et la déforestation signifie que la COP30 est loin d’avoir atteint les objectifs nécessaires pour protéger les populations et la planète».

Avec ce constat, HRW appelle les gouvernements à combler d’urgence ces lacunes, rappelant que la protection du climat et des droits humains ne peut plus attendre.

La rédaction

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