RDC : La guerre du M23, un tremplin pour justifier le glissement, dénonce Jean-Marc Kabund
Dans un contexte marqué par la persistance des violences dans l’est de la République démocratique du Congo, l’opposant Jean-Marc Kabund a accusé, lors d’une conférence de presse tenue ce mardi 4 novembre 2025 à Kinshasa, le président Félix Tshisekedi d’utiliser la guerre pour justifier un « glissement anticonstitutionnel » au-delà du délai légal de son mandat.
Appelant à un soulèvement populaire, l’ancien président de l’Assemblée nationale a dénoncé un stratagème politique élaboré « sans la moindre compassion pour les populations meurtries ».
« Malheureusement, ses calculs politiques machiavéliques sont mis en place sans la moindre compassion pour nos compatriotes de l’Est et au mépris des vies humaines qui tombent chaque jour », a déclaré Jean-Marc Kabund, exigeant des actions concrètes pour mettre un terme à ces violences.
« Ce que nos compatriotes de l’Est vivent est inacceptable. Ils méritent non seulement l’attention du reste de la RDC, mais aussi des actions concrètes pour qu’ils retrouvent la paix et puissent vivre en sécurité sur la terre de leurs ancêtres », a poursuivi l’opposant, qui plaide pour l’ouverture d’un dialogue national comme voie de sortie à la crise.
« Le dialogue politique n’est pas une option mais un impératif catégorique. Compte tenu de cela, nous ne considérons pas le refus obstiné de M. Félix Tshisekedi à convoquer un dialogue inclusif avec l’ensemble des acteurs, y compris les groupes armés, comme un acte de patriotisme, mais plutôt comme une erreur grave caractérisée par une stratégie cynique visant à conserver le pouvoir au-delà de son second et dernier mandat, à travers un glissement ou, à défaut, une tentative de révision constitutionnelle », a conclu Jean-Marc Kabund.
Azarias Mokonzi