Lubero : La zone de santé de Biena dépourvue d’ambulances, difficile d’évacuer les malades
Les structures sanitaires de la zone de santé de Biena peinent à évacuer les malades vers Butembo et Beni.
À la base de cette situation, l’absence d’ambulance.
Docteur Kipisa Demetrio, médecin directeur de l’hôpital général de référence de Mambowa, dans cette juridiction sanitaire du territoire de Lubero, affirme qu’en ces jours, certains malades meurent en route lors de leur transfert suite à l’utilisation de moyens inadaptés au transport des malades.
« Nous sommes en train de référer les malades dans des conditions anormales. Il y a des malades qui sont parfois à l’agonie, mais qui partent dans des taxis communs avec tous les risques. Il arrive des moments où on nous appelle pour nous dire que le malade que nous avons référé est décédé en cours de route », a-t-il déclaré.
Ce spécialiste en santé indique que l’unique ambulance qui était souvent utilisée dans cette zone connaît une panne qui nécessite un soutien financier. Il plaide également auprès du gouvernement congolais et de ses partenaires en matière de santé pour voir comment octroyer des ambulances en vue de sauver des vies humaines en danger dans cette zone qui subit aussi le choc sécuritaire mené par l’activisme AFD-MTM ainsi que d’autres groupes négatifs.
« C’est un problème sérieux qui nécessite une solution urgente. L’unique ambulance qui nous restait est en panne et nécessite des moyens. Il nous faut plus de 3 000 dollars pour qu’elle soit remise en marche. La mobilisation de cet argent, c’est l’affaire de tous. C’est l’affaire du délégué, c’est l’affaire du politicien, c’est l’affaire de la population, c’est l’affaire de l’hôpital. Nous avons besoin de la contribution de chacun », insiste le Docteur Kipisa Demetrio.
Dans le contexte actuel de l’activisme AFD-MTM dans le secteur de Bapere et les groupements Mwenye et Manzia, en chefferie de BASWAGHA, couverts par la zone de santé de Biena, c’est sont des blessés de cette situation qui sont de plus en plus victime après différentes incursions. Leur transfert, militaires et civils, pour des structures appropriées est un casse-tête ces jours-ci.
David Mayani