RDC : Félix Tshisekedi réclame une reconnaissance officielle des génocides en RDC
Depuis le Mémorial de Kinshasa, où se tenait, ce samedi 2 août 2025, la troisième commémoration de la cérémonie GÉNOCOST en mémoire des victimes de massacres à caractère économique, le Président Félix Antoine Tshisekedi a marqué un tournant symbolique et politique. Il a solennellement exhorté le Parlement congolais à franchir un cap historique, celui de reconnaître officiellement les génocides perpétrés sur le sol congolais.
« Ce ne serait pas qu’un symbole, mais un acte souverain de vérité et de mémoire », a-t-il affirmé et insisté sur le poids politique d’une telle résolution. « J’appelle solennellement les deux Chambres du Parlement à examiner dans les meilleurs délais l’adoption d’une résolution officielle, proclamant au nom de la Nation, la reconnaissance des génocides commis sur notre sol », a recommandé le chef de l’État congolais.
Ce discours, prononcé devant plusieurs autorités du pays, membres des institutions et les représentations diplomatiques, s’inscrit dans un triple engagement, que le Chef de l’État a clairement énoncé. « Je suis ici en réponse à un triple appel : l’appel de la Mémoire, l’appel de la Dignité et l’appel de la Justice », a-t-il déclaré.
Alors que la République démocratique du Congo s’apprête à installer une commission d’enquête indépendante sur les crimes commis à l’Est, Félix Tshisekedi a aussi élargi son appel à l’échelle internationale. « La communauté internationale a le devoir moral et politique de soutenir cette démarche essentielle pour rétablir la vérité, rendre justice aux victimes et jeter les fondements d’une paix durable, fondée sur la mémoire et la responsabilité partagée», a-t-il lancé.
La mémoire, la justice et la reconnaissance sont désormais au cœur d’un chantier de souveraineté nationale. Le président Tshisekedi a d’ailleurs annoncé qu’il poursuivrait son plaidoyer à la tribune des Nations Unies, à l’occasion de la 80e Assemblée générale prévue à New York, afin d’internationaliser le combat pour la vérité sur les massacres que le pays a endurés.
La rédaction