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Masisi: La société civile accuse le M23 d’un massacre ciblé contre des civils à Buabo

Masisi: La société civile accuse le M23 d’un massacre ciblé contre des civils à Buabo

Le président de la société civile de Buabo, Héritier Busomoke, dénonce un nouveau massacre dans le territoire de Masisi, à l’est de la République démocratique du Congo. Il pointe du doigt les rebelles du M23, qu’il accuse d’avoir commis un « crime contre l’humanité » dans plusieurs localités du groupement de Buabo, le 1er août 2025.

Dans un communiqué rendu public ce samedi 2 août 2025, Busomoke dit s’indigner de l’ampleur des violences. Il renseigne que « ce qui s’est passé à Kihuma est inacceptable. Le 1er août, dans l’après-midi, les éléments du M23 ont tué au moins cinq personnes, dont une femme et son nourrisson. Ils ont incendié vingt maisons à Bulwa, Kibarangiriro, et d’autres villages du groupement. Environ dix femmes, y compris des enfants de moins de cinq ans, ont été violentées. C’est un crime contre l’humanité que nous condamnons avec la dernière énergie».

Selon lui, ces actes s’inscrivent dans une semaine marquée par une série d’affrontements entre les rebelles du M23 et les milices locales dites patriotes Wazalendo. Plusieurs cas de pillages à grande échelle ont été rapportés dans les villages de Kihuma, Bulwa, Mafuo et Lushebere, notamment les 29 et 30 juillet.

« Nous avons assisté à un pillage systématique. Les biens des populations ont été emportés, des maisons vidées ou brûlées. Ces violences se sont produites alors que les combats faisaient rage entre le M23 et les groupes d’autodéfense. La population civile en paie encore une fois le prix fort », déclare le leader communautaire.

Sans oublier d’appeler à une réaction urgente de Kinshasa, il interpelle directement les autorités.
« Nous demandons à notre gouvernement congolais de restaurer la paix dans les zones occupées par le M23, un mouvement qui continue d’opprimer notre peuple avec l’appui actif du Rwanda. Assez, c’est assez. Nous ne pouvons pas continuer à pleurer nos morts chaque semaine», fait-il savoir.

Depuis plusieurs mois, les combats dans cette partie du Nord-Kivu s’intensifient, avec des conséquences dramatiques pour les habitants, à en croire les observateurs. Les zones de santé manquent de moyens, les routes sont coupées, et les habitants vivent dans une peur constante.

La situation dans le secteur Osso Banyungu reste critique. Et la voix de la société civile, à travers ce nouveau cri d’alarme, appelle à une mobilisation nationale et internationale pour mettre fin à l’impunité des crimes commis dans l’Est de la RDC.

La rédaction

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