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Reprise des combats à Masisi : L’AFC-M23 violerait l’accord de principes

Reprise des combats à Masisi : L’AFC-M23 violerait l’accord de principes

De violents affrontements ont éclaté ce vendredi dans le territoire de Masisi, dans l’est de la République démocratique du Congo, opposant les rebelles de l’AFC-M23 aux groupes d’autodéfense dits Wazalendo. Ces hostilités, qui ont duré de 1h du matin jusqu’à 16h, constituent une nouvelle violation flagrante de l’accord de principe signé le 17 juillet dernier à Doha entre les autorités congolaises et les rebelles.

Selon des sources locales, les combats se sont intensifiés sur plusieurs axes, notamment à Luke et Katobotobo, localités tombées sous le contrôle des rebelles avant leur progression vers Ngululu. Face à cette avancée, la population a fui en masse vers Humura. Des pertes civiles ont été signalées, bien que le nombre exact de victimes reste à confirmer.

« L’attaque a surpris tout le monde. Les tirs ont commencé très tôt et n’ont pas cessé jusqu’à l’après-midi. On a vu des familles entières fuir vers la brousse ou vers Humura », témoigne un habitant joint par téléphone.

D’autres accrochages ont également été rapportés dans le groupement Nyamaboko 1, où les rebelles de l’AFC-M23 auraient consolidé leur emprise sur plusieurs villages stratégiques. « Les combats ont duré toute la journée dans cette zone. Le mouvement armé contrôle désormais Mulema et Katahandwa dans le groupement de Buabo, ainsi que Shoa dans le groupement de Banyungu », indique une autre source administrative sous anonymat.

Ces violences surviennent à peine une semaine après la signature à Doha d’un accord censé amorcer un cessez-le-feu. Leur survenue soulève des doutes sur la sincérité des engagements pris par les belligérants. L’accord prévoyait notamment un arrêt immédiat des hostilités et l’amorce de discussions sur le retrait des forces en présence.

Pour l’heure, aucune réaction officielle n’a été émise ni par les autorités congolaises ni par les facilitateurs de l’accord de Doha. Sur le terrain, la situation humanitaire se détériore rapidement, et des milliers de déplacés sont signalés dans plusieurs zones du territoire de Masisi.

La rédaction

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