RDC : Une loi-cadre pour «refonder l’avenir des campagnes», portée par le sénateur Vunabandi
Le Sénat congolais a, adopté à l’unanimité, jeudi 05 Juin 2025, une loi-cadre inédite sur la stabilité et le développement des milieux ruraux, initiée par le sénateur Célestin Vunabandi Kanyamihigo. Ce texte ambitieux vise à replacer les campagnes où vit près de 80 % de la population au cœur du développement national.
Longtemps marginalisées, les zones rurales souffrent d’un cruel déficit d’infrastructures, de services publics, et de perspectives pour la jeunesse. Pour rompre avec cette dynamique, la loi propose une approche transversale et structurée, avec 144 articles répartis en 7 chapitres, définissant un cadre clair pour la gouvernance, le financement et l’action publique.
Le sénateur Vunabandi affirme : « Nos campagnes ne doivent plus être perçues comme des espaces résiduels. Elles doivent devenir le socle d’un modèle de développement territorial équitable. »

La loi prévoit la création de plusieurs institutions clés notamment l’Agence Nationale de Développement Rural (ANDR), Fonds National de Développement Rural (FNDR), Office National pour l’Eau et l’Electricité rurales (ONEHR), Office des Voies de Desserte Agricole (OVDA), Service National des Bâisseurs (SNB), ainsi que des innovations concrètes : Dossiers de mise en valeur rurale (DMR), salons agro-pastoraux, cellule de veille sur la transhumance.
Pour financer ces réformes, des mécanismes dédiés sont institués (redevances, produits locaux, comptes spéciaux), assurant traçabilité et transparence des fonds publics.
« Repenser notre relation avec les campagnes, non comme des marges oubliées, mais comme un levier stratégique pour la reconstruction de la Nation. », conclut le sénateur avec conviction .
Cette loi, vise également de renforcer la présence de l’État via des infrastructures publiques adaptées, ainsi que la réorganisation des services publics ruraux (santé, agriculture, éducation, sécurité).
Aussi, elle garantie la promotion d’une économie locale dynamique et inclusive, et la valorisation de la jeunesse rurale grâce à une formation technique professionnalisante.
Consciente des besoins budgétaires considérables qu’implique la relance du monde rural, la loi prévoit des mécanismes novateurs de financement, mais également, la restauration de l’autorité de l’État dans les zones longtemps négligées, en renforçant la décentralisation, tout en stimulant des investissements.
Cette loi-cadre marque une étape historique. Elle redéfinit le pacte entre l’État et ses territoires ruraux, en plaçant la justice territoriale, la résilience communautaire et la paix durable au cœur du projet national. Une RDC plus équilibrée, plus solidaire, et enracinée dans ses territoires est désormais en marche.
Anicet kimonyo