RDC au Conseil de sécurité de l’ONU : un retour historique sur la scène mondiale
C’est désormais officiel. La République démocratique du Congo a été élue, ce mardi, membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies pour le mandat 2026-2027. Une victoire diplomatique saluée à Kinshasa comme un symbole fort du retour de la RDC dans les cercles de décisions mondiaux.
Ce siège tant convoité, la RDC l’a obtenu grâce à un large consensus africain. Elle faisait partie des deux pays dont les candidatures ont été validées aux niveaux sous-régional et continental. Une reconnaissance du rôle croissant que joue le pays dans la construction de la paix, la résilience post-conflit et la défense du multilatéralisme.
« C’est une reconnaissance du parcours de la RDC en matière de stabilité, de développement durable et de diplomatie régionale », a déclaré un diplomate congolais depuis New York.
Ce sera la troisième fois que le pays de Patrice Lumumba siégera à cette prestigieuse instance. Les deux précédents mandats remontent à l’époque du président Mobutu. Cette nouvelle élection, dans un contexte international tendu, témoigne de la confiance renouvelée de la communauté internationale à l’égard de Kinshasa.
Le gouvernement congolais, qui a défendu sa candidature sur des piliers tels que la paix, la transition écologique, le développement durable et la gouvernance multilatérale, voit dans cette élection une opportunité de porter la voix de l’Afrique et des pays en développement dans la gestion des crises internationales.
« La RDC veut être un pont entre les nations, une force de proposition pour un monde plus juste, plus stable et plus solidaire », a affirmé un conseiller du chef de l’État.
Avec ce mandat qui s’étendra de janvier 2026 à décembre 2027, la RDC promet de faire entendre une voix africaine forte sur les questions de sécurité mondiale, de climat, de prévention des conflits et de coopération Sud-Sud.
À Kinshasa, cette victoire est perçue comme un tournant diplomatique majeur, alors que le pays cherche à redorer son image et à peser davantage dans les grandes instances de gouvernance mondiale.
Eugène Vomba