RDC : Clarifications sur le rapatriement légal des réfugiés rwandais
Le gouvernement congolais a tenu à clarifier ce 24 mai 2025 la controverse née autour du rapatriement des réfugiés rwandais, suite à une déclaration du Ministre rwandais des Affaires étrangères accusant les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) de détenir des otages.
Dans un communiqué officiel signé par le Ministre de l’Intérieur, Shabani Lukoo Biaango, la RDC dénonce ces « allégations inexacts et trompeuses » et rappelle que ce rapatriement s’inscrit dans un cadre strictement légal, encadré par un accord tripartite signé en 2010 entre Kinshasa, Kigali et le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR).
« Le Gouvernement de la République démocratique du Congo réaffirme son engagement total envers les conventions internationales protégeant les personnes déplacées de force », affirme le communiqué. Il précise que les réfugiés concernés ont été « dûment identifiés, recensés et leur retour s’effectue de manière volontaire, sans contrainte ».
Initialement installés dans la zone de Karenga, ces réfugiés ont dû se déplacer vers Sake, dans des établissements scolaires comme l’École Primaire Kamuronza, en raison de la dégradation de la situation sécuritaire dans l’est du pays, notamment l’avancée des forces rwandaises.
Le Ministère met également en garde contre la désinformation et « les mouvements illégaux de population », qualifiant toute sortie du cadre légal comme une « transplantation illégale ». Il signale notamment la récente arrivée de groupes rwandais dans des zones sous contrôle contesté.
Pour renforcer la transparence et le respect des droits, Kinshasa annonce la convocation imminente d’une réunion du groupe technique tripartite RDC-Rwanda-HCR. Cette rencontre vise à réaffirmer les principes du rapatriement volontaire et à définir une nouvelle feuille de route pour la poursuite de l’opération dans un contexte de paix.
Ce communiqué réaffirme la volonté de la RDC de gérer cette question délicate avec rigueur, dans le respect des normes internationales et en partenariat avec la communauté internationale, afin d’assurer la sécurité et la dignité des réfugiés.
Eugène Vomba