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Se rappelant des faits tragiques de la mort de C.Okende, l’opposition maintient la pression sur le régime Tshisekedi pour libérer Seth Kikuni

Se rappelant des faits tragiques de la mort de C.Okende, l’opposition maintient la pression sur le régime Tshisekedi pour libérer Seth Kikuni

Les voix continuent à se lever pour exiger la libération de l’opposant Seth Kikuni en détention depuis plus de dix jours dans l’un des cachots de l’Agence Nationale de Renseignements à Kinshasa.

En effet, après les organisations des droits humains, des mouvements citoyens, c’est l tour de l’opposition d’exiger la libération de Seth Kikuni. Dans un communiqué rendu public jeudi 12 septembre 2024, le porte-parole du parti politique Engagement de Citoyenneté pour le Développement (Ecidé) Prince Epenge, a soulevé plusieurs interrogations sur la détention de l’opposant Seth Kikuni à l’Agence Nationale de Renseignements (ANR).

Il avance que Seth Kikuni est en arrestation depuis 10 jours et continue d’être maintenu en détention dans l’un de nombreux cachots de ce service de sécurité.

« Nous exigeons la libération immédiate et sans condition de Seth Kikuni, son enlèvement par le régime Tshisekedi viole la constitution. Je l’ai vu prendre ses médicaments même en pleine réunion de Lamuka et/ ou quitter nos réunions pour en prendre, il faut éviter le scénario Sacrificiel de chérubin Okende, le peuple ne l’acceptera pas », a déclaré Prince Epenge

Par ailleurs, le président du parti politique UDA Originelle de Claudel Lubaya a affirmé qu’aucune disposition d’aucune loi du pays n’autorise aucun service de sécurité de détenir au-delà du délai légal un citoyen, quel que soit le crime qu’il a commis.
Pour lui, le dépassement du délai légal de 48 heures de détention préventive est une violation flagrante des droits de cet opposant au régime Tshisekedi

« Les conditions de son arrestation et de sa détention mettent en danger sa sécurité physique, juridique et judiciaire, et placent la République Démocratique du Congo parmi les pays violateurs des droits de l’homme. Il revient aux autorités de rétablir monsieur Seth Kikuni dans ses droits les plus légitimes en lui rendant sa liberté ou, du moins, en le présentant sans tarder à l’autorité judiciaire compétente afin qu’il soit informé des motifs de son arrestation conformément à l’article 18 de la Constitution », soutient Claudel Lubaya.

Cet acteur politique de l’opposition rappelle aux autorités congolaises qu’ils ont l’obligation d’assurer le respect des garanties juridictionnelles de Seth Kikuni ainsi que la pleine jouissance de ses droits fondamentaux qui sont, notament celui de bénéficier de l’assistance par un avocat de son choix et l’égale protection des lois du pays dans le cadre d’un procès équitable.

L’opposant congolais, Seth Kikuni Masudi avait été brutalisé, puis arrêté dans son bureau à Gombe aux alentours de 15h, sous prétexte d’un entretien avec l’Administrateur Général de l’ANR. Il a été conduit de force avec ses deux collaborateurs, Roger Lubambula et Gabriel Musafiri, qui avaient été relâchés deux jours plus tard après avoir subi des mauvais traitements, dont des gifles. Le lieu de détention actuel de M. Kikuni reste inconnu.

Quelques minutes avant son arrestation, Seth Kikuni a rejeté la thèse de la tentative d’évasion à la prison centrale de Makala avancée par le gouvernement, qui a minimisé les pertes en vies humaines lors de l’intervention des forces de l’ordre, alors que plusieurs témoins et les ONG parlent d’une centaine de personnes tuées. « Des massacres de trop qui ressemblent beaucoup plus à une série d’exécution des citoyens devant bénéficier d’une protection spéciale de l’Etat. Wazalendo à Goma, Kilwa, Lwilu, et maintenant Makala. Inacceptable », avait-t-il dénoncé.

Quant aux rumeurs au sujet d’un prétendu décès de l’ex- candidat à la présidentielle, dans les geôles de l’ANR, Rodrigues Ramazani émet plutôt ses réserves.

« Cela nous laisse un peu perplexe. Nous avons peur, parce que nous connaissons le sort réservé au pauvre Chérubin Okende dans les services de sécurité. Nous craignons pour la vie de Seth Kikuni, qui n’a commis aucune infraction », a-t-il renchéri.
Et de conclure : « La seule infraction commise par lui est le fait, pour lui, de ne pas partager les mêmes opinions que Mr Félix Tshisekedi. Aujourd’hui, la police de la pensée unique de Tshisekedi a décidé de le réduire en silence. C’est inacceptable ».

Josué Mutanava

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