Guerre du M23 : La saison pluvieuse au Nord-Kivu, un autre calvaire pour les déplacés du camps de Kanyaruchinya - Tazama RDC
Guerre du M23 : La saison pluvieuse au Nord-Kivu, un autre calvaire pour les déplacés du camps de Kanyaruchinya

Guerre du M23 : La saison pluvieuse au Nord-Kivu, un autre calvaire pour les déplacés du camps de Kanyaruchinya

Les déplacés de la guerre du M23 qui se trouvent dans le camp Kanyaruchinya mènent une vie défavorable pendant cette période pluvieuse. Ces déplacés, qui totalisent déjà plus d’une année dans différents sites, disent que la présence de la pluie est une mauvaise nouvelle chez eux, suite à l’état de leurs abris visiblement en image d’inquiétude en ce moment de pluie.

Madame Jolie Rehema explique que depuis qu’elle est dans le camp, elle n’a reçu l’aide comme bâche q’une seule fois et que celui dont elle possède reste à désirer depuis maintenant un bon moment sans assistance aucune. Elle salue par ailleurs le soucis du PAM qui selon elle, reste l’unique soutien pour les déplacés.
« Quand il peut la vie devient très difficile pour nous. Les bâches sont dans un mauvais état, la présence de la pluie nous paraît un cauchemar. L’eau de pluie arrive facilement dans nos petites maisons. La boue et l’eau nous mettent mal à l’aise, nous ne dormons plus. Nos enfants passent de mauvais moment en ces jours de pluie », a déclaré madame Jolie Rehema.

Contacté par TAZAMA RDC ce lundi 11 septembre, le président des déplacés du camp de Kanyaruchinya déplore cette situation qui, selon ses dires, risque de provoquer d’autres défis. Théo Musekura parle même certains des déplacés qui sont logés dans des écoles sont obligés de céder l’espace aux écoliers pour une réussite de l’assimilation de la matière, chose qui les dérange davantage en cas de pluie où ils sont exposés aux intempéries de tout bord.

« Il y a des déplacés qui sont cantonnés dans des écoles, nous pouvons dire qu’ils n’ont pas aussi d’abris car, ils sont sensés libérer les salles de classes pendant les heures des cours. Suite à ces conditions précaires que nous traversons, nous risquons encore d’assister au pire, notamment à la maladie de choléra qui avait encore été déclaré dans ce camp », a laissé entendre notre source.

Une occasion pour le responsable des déplacés de lancer son appel aux personnes de bonne foi, aux humanitaires et surtout au gouvernement congolais, de leur venir en aide en cette période où ils subissent toutes les conséquences de cette pluie, qui s’annonce avec force dans la région, car aucune journée qui se passe en ces jours sans qu’il ne pleuve.

Florentin Nkurunziza

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