Spoliation des espaces publics à Goma : Dossier foyer social, le vrai spoliateur démasqué,(Enquête)

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En 1977 alors que le président Mobutu exerçait encore paisiblement son pouvoir, la fondation Maman MOBUTU fut créée entant qu’un service privé attaché à la présidence de la République. Quelques mois seulement après sa création, il lui sera confié de s’occuper de toutes les actions sociales en faveur des vulnérables et le gouvernement Zaïrois de l’époque lui acheta des parcelles pour construire ds centres d’encadrement des personnes vivant avec handicap, des sourds muets, des aveugles et même des orphelinats.
Cette fondation joua ainsi complètement le rôle du ministère des affaires sociales qui par conséquent, avait été supprimé par le dictateur.

Pour permettre à cette fondation de travailler indépendamment de la présidence avec son propre budget, elle sera transformée en 1979 en un établissement public sur ordonnance du chef de l’État. Mais pour des raisons égoïstes visant également à immortaliser le nom « MOBUTU », cette institution publique garda son appellation d’origine.
Vers les années 2000 alors que Joseph KABILA prenait le pouvoir, les services étaient changés en ramenant les ministères, et la fondation Maman MOBUTU qui constituait toute une entreprise publique se verra ramenée au ministère des affaires sociales, et tous les biens qui étaient en son nom, remis bien évidemment au dit ministère.

De retour de l’exil, certains membres de la famille MOBUTU commençaient à réclamer les biens qu’ils considéraient leur appartenir, et certainement que sur ordre de Joseph KABILA tous leur avaient été remis, sauf ceux qui étaient au non de la Fondation Maman MOBUTU car, ils appartenaient à l’état.
Mais les malins de la famille MOBUTU, auraient falsifié une ordonnance qu’ils attribuant au Président du Zaïre datant de 1989, selon laquelle tous les biens appartenant à la fondation Maman MOBUTU étaient en cette année là, attribués à la famille MOBUTU (parce qu’alors, il fallait distinguer la famille MOBUTU à la Fondation Maman MOBUTU qui était, nous l’avons déjà dit, une entreprise publique de l’État).
Nul part dans le journal officiel, il a été remarqué une ordonnance présidentielle attribuant les biens de la fondation Maman MOBUTU à la famille MOBUTU.

Le foyer social de Goma qui donc était à l’époque géré par la Fondation Maman MOBUTU, est un espace public qui avait été payé sur fonds du gouvernement, et c’est alors une entreprise publique construite sur un espace public.

Ce qu’il faut retenir de la procédure judiciaire

La famille MOBUTU décide d’entrer en justice en assignant Maman Rusimbuka entant que individu et aussi comme responsable de la division des affaires sociales.
Le jugement au premier degré se prononce en faveur de la famille MOBUTU. Chose drôle, Maman Rusimbuka, Chef de division provinciale des affaires sociales, va se taire et choisit de ne pas faire appel du jugement du premier degré, alors que plusieurs juristes estiment que maman Rusimbuka avait la possibilité d’interjeter appel d’abord entant qu’individu assigné, mais aussi en tant que Cheffe de division des affaires sociales et que ce dossier ne concerne en rien la province.
Faudra-t-il encore se demander si maman Rusimbuka avait informé le ministre des affaires sociales ou alors au Gouverneur du jugement au premier degré, qui du reste n’était pas concerné dans ce procès.

Quid de la responsabilité du pouvoir actuel

Aujourd’hui dans la ville de Goma, l’espace du foyer social qui était jadis géré par la Fondation Maman MOBUTU, fait objet d’un procès en justice entre l’État Congolais et la famille MOBUTU qui tente de le spolier.
Le ministre des affaires sociales qui devrait saisir la justice et exhiber toutes les preuves du gouvernement dans ce dossier, reste étonnamment indifférent, exposant ainsi le gouverneur militaire de la province à toutes les foudres de la population très montée contre cette spoliation.
Entant que chef de l’exécutif provincial, Le lieutenant général Constant NDIMA ne fait que suivre de près la situation qui est en justice, mais cette observation est mal interprétée par certains de ses administrés qui la prennent pour un « silence complice », au moment où la justice au premier et au second degré a déjà rendu le jugement en faveur de la partie adverse (Famille MOBUTU), qui du reste, a entamé les travaux de démolition de l’immeuble qui servait de cadre d’apprentissage des métiers aux personnes vulnérables dans la province.
Le gouverneur de province n’étant pas au dessus de la loi, ne peut plus rien face à la famille Mobutu malgré ses nombreuses interventions suspendant les travaux de démolition ou de construction sur cet espace qu’il espérait pouvoir revenir à l’État. Tout de même, la loi lui confère encore la possibilité, lui et le gouvernement central par l’entremise du ministère des affaires sociales, d’introduire un recours à la cour de cassation.

La Rédaction

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