Processus électoral : Un paradoxe entre l'enrôlement des électeurs et la guerre dans l'Est de la RDC - Tazama RDC
Processus électoral : Un paradoxe entre l’enrôlement des électeurs et la guerre dans l’Est de la RDC

Processus électoral : Un paradoxe entre l’enrôlement des électeurs et la guerre dans l’Est de la RDC

L’Incertitude continue à planer sur le processus d’enrôlement et d’identification des électeurs dans les provinces de l’Ituri et Nord-Kivu, à la veille de son lancement Jeudi 16 Février 2023, alors que la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) rassure la population sur le déroulement couplé à l’effectivité de ce processus en province. Visiblement la CENI a des bonnes intentions de lancer le processus d’enrôlement et d’identification des électeurs dans ces deux provinces, mais l’absence de l’autorité sur leurs ensembles constitue un grand blocage malgré l’administration militaire mise en place par le chef de l’État dans cette partie du pays. A 70%, l’Ituri est contrôlé par les milices qui font la loi en commentant des violations graves des droits de l’homme. Pour la seule journée du dimanche 12 février dernier par exemple, l’on a dénombré 4 attaques dans trois différents territoires de la province avec au-moins une trentaine des morts.

Pour certains analystes, cette situation, constitue un message fort à la CENI déterminée à exécuter sa mission. Depuis le début de cette année l’on compte plus de 200 morts dans 3 territoires de la province de l’Ituri, sans parler du Nord-Kivu où les rebelles du M23 et leurs alliés de l’armée Rwandaise se sont tristement rendu célèbres par des violations graves des droits de l’homme et des massacres de masse contre les populations civiles. Plusieurs milliers des personnes ont ainsi été contraintes de fuire leurs milieux à cause de la guerre menée par l’armée Rwandaise sous couvert du M23.

Certains pensent que cette situation doit interpeller les responsables de la CENI, car cela constitue un signe inquiétant à ce processus: « Que la CENI ne se permette pas d’envoyer les enfants d’autrui pour aller travailler dans les zones sous les violences armées » lancent certains observateurs .

Pour d’autres, ce processus doit être fait sous certaines conditions, notamment le rétablissement de la sécurité sur l’étendue de ces deux provinces sous état de siège, afin de rassurer le retour de tous les déplacés dans leurs territoires d’origine afin qu’ils prennent activement part au processus.

Azarias Mokonzi

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