Nord-Kivu : Dossier PNVI à Nzulo, la société civile du territoire de Masisi s’oppose à la décision du gouverneur de province

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La Coordination de la société Civile Forces vives, noyau du Groupement de Kamuronza dit rejeter la décision du Gouverneur de la Province du Nord-Kivu, interdisant toute sorte d’activités telles que la vente, achat, construction et autres sur les terres coutumières de Nzulo, partie intégrante du Parc National des Virunga, selon l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature, ICCN en sigle.
D’après cette structure citoyenne, la décision prise par le Gouverneur de la Province, paraît contradictoire et tente également à violer les droits fonciers coutumiers des populations paysannes de Nzulo.

A l’en croire, cet arrêté paraît susceptible d’accroitre les violations graves des droits humains; C’est pourquoi elle fixe encore une fois l’opinion sur un certain nombre des points nécessitants une clarification.

Pour la coordination de la Société Civile Forces Vives de la RDC, ça fait bien des années que les populations autochtones de Nzulo sont menacées dans leurs droits par l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature ICCN.
Elle déplore en effet, cette “annexion d’une partie de leurs terres au Parc National de Virunga, poussant de nombreuses familles au déplacement forcé”.

Cette réaction à la décision du Gouverneur, Constant Ndima intervient suite à sa décision parue en date du 15 septembre 2022 suspendant tous les travaux et autres activités sur les terres coutumières de la population autochtone de Nzulo.
Pourtant, ayant saisi la justice sur cette affaire, le Tribunal de Grande Instance de Goma a rendu son jugement reconnaissant et confirmant les droits fonciers coutumiers de cette population.

“Ne voulant pas opter pour des violences, même si cela semble être la stratégie de l’ICCN, les familles autochtones de Nzulo ont décidé de saisir la justice congolaise qui, à travers un procès contradictoire avec le Gouvernement de la RDC, le Tribunal de Grande Instance du Nord Kivu à Goma a rendu son jugement reconnaissant et confirmant les droits fonciers coutumiers de cette population sur des étendues des terres d’une superficie de 1110 hectares”, peut-on lire dans cette déclaration.

Par ailleurs, cette structure citoyenne affirme que Nzulo n’a aucun problème de sécurité mais il s’agit plutôt, des familles menacées dans leurs droits par une décision que l’autorité provinciale a arrêté prématurément tout en subissant la pression des forces obscures entretenues par l’ICCN.

Franck Kaky

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