RDC: Les ONGs alertent sur la dégradation de la situation humanitaire dans les provinces du Nord Est du pays

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Des déplacés de guerres à l’Est de la RDC. Photo de tiers.

Dans un communiqué de presse rendu public le samedi 18 juin 2022. La communauté humanitaire de la RDC dresse un tableau sombre de la situation humanitaire et dénonce les attaques contre des organisations.

Selon ces organisations, des milliers de Congolais vivant dans l’Est de la République démocratique du Congo sont victimes d’une spirale de violence armée qui, au cours des derniers mois, a entrainé la mort de plusieurs centaines de personnes, le déplacement forcé de centaines de milliers d’autres et la destruction de nombreuses infrastructures. Depuis le début de l’année, plus de 700 000 personnes ont dû fuir leurs habitations. A ce jour, près de 5.9 millions de personnes sont déplacées à l’intérieur de la RDC.


Et d’ajouter que depuis le début de l’année 2022, les sites de personnes déplacées sont devenus la cible récurrente de ces violences avec 11 d’entre eux attaqués en Ituri, au Nord-Kivu et au Sud-Kivu. Les centres de santé et les écoles payent également un lourd tribut, avec au moins 15 structures de santé et 58 écoles prises pour cible.


La même inquiétude a été soulevé par rapport au personnel soignant qui, selon elles, continue à payer un lourd tribut, surtout dans le Nord Kivu, où plus de 50% des violations documentées à travers les provinces de l’Est ont été enregistrées. Rien qu’en Ituri, plus de deux
cents personnes déplacées ont été tuées en neuf mois dans 16 attaques de groupes armés sur des sites de
déplacement. Depuis 2019, cette province a aussi vu son système de santé sérieusement affaibli avec au
moins 128 structures mises hors d’usage, ce qui affecte l’accès aux soins à plus d’un million de personnes.
Cette violence entrave également les opérations humanitaires, et 116 incidents sécuritaires affectant
directement le personnel ou les biens humanitaires ont été notifiés depuis le début de l’année.


« Les sites de personnes déplacées ne sont plus des refuges sûrs pour les personnes vulnérables – et beaucoup de civils innocents sont victimes des violences, tués, traumatisés, et maintenus dans un cycle de violence par des groupes armés. Il est plus que jamais essentiel que le droit international humanitaire soit respecté. Les civils doivent être protégés et ne doivent pas être des cibles, le personnel humanitaire doit pouvoir accéder sans entrave aux personnes dans le besoin et ne doit pas être une cible, et les populations civiles doivent pouvoir accéder aux infrastructures essentielles à leur survie en toute sécurité.», a souligné le
Coordonnateur Humanitaire, Bruno Lemarquis.


Face aux défis d’apporter une solution à moyen terme, il pense qu’ « il est également essentiel que les acteurs humanitaires puissent disposer des ressources nécessaires non seulement pour apporter une aide d’urgence aux personnes affectées, mais également pour appuyer le retour des personnes déplacées lorsque des retours sont possibles. Hors pour le moment les ressources sont insuffisantes

Signalons que c’est depuis un moment que ces organisations humanitaires mobilisent la communauté internationale à venir en aide aux déplacés de la RDC, malheureusement rien d’important n’a été fait dans ce sens, comme qui dirait la crise humanitaire congolaise ne vaut pas l’urgence devant le concert des nations.

Akilimali Saleh Chomachoma

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