RDC : le BCNUDH documente 491 violations des droits humains en août 2026, l’Est toujours en proie à l’insécurité
Le Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme (BCNUDH) a documenté 491 violations et atteintes aux droits humains en République démocratique du Congo au cours du mois d’août 2026. Dans son rapport publié ce mercredi 4 novembre, l’institution fait état de 1 264 victimes.
Ces chiffres traduisent une hausse de 6 % par rapport au mois de juillet, au cours duquel 464 cas avaient été recensés. Les provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l’Ituri demeurent les plus touchées par ces violences.
Selon le rapport, plus de 90 % des violations ont été enregistrées dans les zones en proie aux conflits armés. Les groupes armés figurent parmi les principaux auteurs présumés, avec 326 violations qui leur sont attribuées. L’AFC/M23 arrive en tête des groupes mis en cause.
Le document relève également l’implication d’agents de l’État dans ces violations. Au total, 91 cas leur sont attribués, dont 64 imputés aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).
Autre fait particulièrement préoccupant : la forte augmentation des violences sexuelles liées aux conflits. Le BCNUDH a recensé 230 victimes dans 65 incidents, parmi lesquelles 166 femmes et 64 filles. Ces chiffres représentent une hausse de plus de 200 % par rapport au mois précédent.
La détérioration de la situation sécuritaire s’accompagne également d’une augmentation du nombre de déplacés internes. Celui-ci est passé de 5,8 millions en juillet à 6,1 millions à la fin du mois d’août.
Le BCNUDH précise toutefois que ces statistiques ne concernent que les cas qu’il a pu vérifier. L’insécurité persistante dans plusieurs zones du pays continue de compliquer la collecte et la vérification des informations sur le terrain.
Richard Maliro