Sud-Kivu : la société civile de Bunyakiri alerte sur les conditions de vie des déplacés de guerre et la scolarité des enfants
La situation des déplacés de guerre vivant à Bunyakiri, dans le territoire de Kalehe, au Sud-Kivu, suscite des inquiétudes. Ces personnes, venues notamment de Kabare et du littoral de Kalehe, vivent dans des conditions difficiles, sans assistance humanitaire suffisante. L’alerte a été lancée vendredi 9 octobre 2026 par Isaya Benjamin, président de la société civile de Bunyakiri.
Selon cet acteur de la société civile, au moins 17 sites accueillant des déplacés ont été recensés dans cette partie de la province. Les personnes qui y vivent manquent de soutien et de moyens de subsistance, alors que d’autres déplacés ont trouvé refuge dans des familles d’accueil.
« Nous avons recensé 17 camps de déplacés. Ils vivent dans de mauvaises conditions. Il n’y a pas d’aide ni d’assistance pour ces personnes vulnérables », déplore Isaya Benjamin.
Au-delà des conditions de vie précaires, la situation affecte également l’éducation de nombreux enfants ayant fui les violences avec leurs parents. Faute de moyens financiers, plusieurs familles ne parviennent pas à acheter les fournitures scolaires nécessaires à la poursuite de leur scolarité.
Le président de la société civile de Bunyakiri s’inquiète ainsi du risque de voir des milliers d’enfants privés d’éducation en raison de la précarité dans laquelle vivent leurs familles.
Face à cette situation, Isaya Benjamin appelle le gouvernement congolais à intervenir d’urgence, avec l’appui des partenaires humanitaires, notamment le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF), le Programme alimentaire mondial (PAM) et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).
L’objectif, selon lui, est de venir en aide aux familles déplacées et de préserver l’avenir scolaire des enfants affectés par la crise.
« Nous demandons au gouvernement et aux partenaires humanitaires de venir en aide à ces personnes vulnérables afin de sauver l’éducation des milliers d’enfants qui se trouvent ici. Nous lançons vraiment ce cri d’alarme », insiste-t-il.
En attendant une éventuelle réponse des autorités et des organisations humanitaires, les déplacés de Bunyakiri restent confrontés à de nombreux besoins, notamment en matière d’assistance et de prise en charge des enfants scolarisés.