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Tazama RDC

Djugu : quatre morts dans une attaque de la milice CODECO contre le site de déplacés de Rhoo

Djugu : quatre morts dans une attaque de la milice CODECO contre le site de déplacés de Rhoo

Les miliciens de la Coopérative pour le développement du Congo (CODECO) ont mené une violente attaque le lundi 12 octobre matin contre le site de déplacés de Rhoo, situé dans la chefferie de Bahema-Nord, au sein du territoire de Djugu, en Ituri.

Le bilan provisoire de cet assaut fait état d’au moins quatre personnes tuées. Parmi les victimes figurent une femme, deux enfants et un homme, identifié localement comme un collecteur de taxes.

Les sources sur place signalent également plusieurs blessés.
Selon Charité Banza Bavi, coordonnateur de la société civile de Bahema-Nord, les assaillants ont surgi lundi matin en provenance des secteurs de Walendu Pitsi, Walendu Tatsi et Walendu Djatsi avec l’intention manifeste de cibler le site de déplacés.

Le pire a pu être évité grâce à l’intervention des casques bleus de la MONUSCO, dont la riposte a permis de repousser les miliciens et de limiter l’ampleur des dégâts matériels et humains.

« Nous avons enregistré quatre personnes tuées et plusieurs blessés. Pour le moment, nous ne savons pas évaluer les dégâts exacts, car il n’y a pas moyen d’accéder au terrain », a-t-il confié à la presse.

La terreur des miliciens ne s’est pas arrêtée aux limites du site de Rhoo. Après avoir été contraints de battre en retraite face aux forces de maintien de la paix, les éléments de la CODECO se sont déployés dans les localités voisines.

Plusieurs villages environnants, notamment Tunga, Seseti, Ghesa, Ngago, Lera, Ngona, Ngaroli, Lingo, Oche, Dizi, Ghetso et Dhati, ont été pris pour cibles. Les habitants rapportent de nombreux pillages ainsi que des incendies de maisons.

Face à cette détérioration flagrante de l’environnement sécuritaire, le coordonnateur de la société civile locale appelle urgemment à un renforcement de la protection militaire autour des sites de déplacés. Il rappelle qu’un retour des familles vulnérables dans leurs villages d’origine demeure impossible et extrêmement dangereux tant que des garanties de sécurité durables ne seront pas rétablies par les autorités.

Azarias Mokonzi

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