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Tazama RDC

RDC : Jacques Kongolo répond à Ruberwa et rejette toute communautarisation du conflit dans l’Est

RDC : Jacques Kongolo répond à Ruberwa et rejette toute communautarisation du conflit dans l’Est

La réaction de Jacques Kongolo, conseiller et chargé de mission du président Félix Tshisekedi, fait suite aux récentes déclarations d’Azarias Ruberwa sur la situation politique et sécuritaire en République démocratique du Congo. Le notable de la communauté banyamulenge appelle à ne pas reproduire les schémas de division ayant marqué les différentes crises que le pays a traversées.

Pour Jacques Kongolo, la RDC de 2026 n’est plus celle de 1998 ni celle de 2021. Il estime que la réalité politique et sociale du pays a profondément évolué et que les Congolais comprennent désormais mieux les dynamiques ayant contribué à l’instabilité dans l’Est.

Le conseiller présidentiel défend par ailleurs la vision du président Félix Tshisekedi, qu’il présente comme un dirigeant soucieux de l’unité du pays et de la protection de tous les Congolais, sans distinction. Selon lui, l’unité nationale, le développement et la paix doivent rester au centre de l’action politique.

En réponse aux propos d’Azarias Ruberwa, Jacques Kongolo met ainsi en garde contre toute tentative de régionalisation ou de communautarisation du conflit dans l’Est de la RDC. Il estime que ce type de discours risque d’entretenir les divisions au sein de la population et de prolonger les souffrances liées aux conflits armés.

Il dénonce également les appels à la mobilisation communautaire autour des conflits, notamment lorsqu’ils sont relayés dans les églises ou accompagnés d’initiatives visant à soutenir financièrement des groupes engagés dans la lutte armée.

« Prêcher la division dans les églises, mobiliser les communautés pour qu’elles prennent les armes ou collecter des fonds pour entretenir un conflit armé ne fait qu’aggraver ces divisions et prolonger les souffrances », affirme Jacques Kongolo.

Pour lui, les Congolais doivent désormais privilégier une approche fondée sur la cohésion nationale plutôt que sur les appartenances communautaires.

« Nous ne sommes ni en 1998, ni en 2021. Le peuple congolais a changé et comprend bien mieux ces dynamiques aujourd’hui », insiste-t-il.

Jacques Kongolo appelle enfin l’ensemble des Congolais à contribuer à la consolidation de la paix, au développement du pays et à la défense de la nation, estimant que l’avenir de la RDC passe par l’unité et un engagement commun en faveur de la stabilité du pays.

Dans son argumentaire, Jacques Kongolo rappelle également la présence de plusieurs personnalités swahiliphones à des postes importants au sein des institutions congolaises. Il cite notamment la Présidence de la République, le Parlement, le Gouvernement et les Forces armées de la RDC, pour contester l’idée d’une marginalisation des locuteurs swahili en tant que groupe.

Pour le conseiller présidentiel, cette présence dans les institutions nationales démontre, selon lui, que les Swahiliphones participent pleinement à la gestion de l’État et occupent des responsabilités à différents niveaux. Il invite ainsi à ne pas associer l’ensemble des Swahiliphones aux dynamiques communautaires ou armées liées aux conflits dans l’Est du pays.

Jacques Kongolo appelle par ailleurs à la vigilance face aux discours susceptibles, selon lui, d’exploiter les appartenances communautaires ou religieuses pour alimenter les divisions. Il estime que la question de la langue et de l’identité ne devrait pas être utilisée pour opposer les Congolais entre eux, alors que le swahili figure parmi les langues nationales de la RDC.

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