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Tazama RDC

RDC à l’ONU : Zénon Mukongo dénonce les violations rwandaises et réaffirme le caractère « non négociable » de l’intégrité territoriale

RDC à l’ONU : Zénon Mukongo dénonce les violations rwandaises et réaffirme le caractère « non négociable » de l’intégrité territoriale

Le représentant permanent de la République démocratique du Congo auprès des Nations Unies, Zénon Mukongo Ngay, a vigoureusement interpellé le Conseil de sécurité face à la dégradation continue de la situation sécuritaire dans l’est du pays.

Lors de son allocution, le diplomate congolais a réaffirmé la détermination inébranlable de Kinshasa à défendre son intégrité territoriale, tout en dénonçant la « mauvaise foi manifeste » des agresseurs de la RDC, pointant directement le rôle du Rwanda et du mouvement rebelle M23.

L’ambassadeur Zénon Mukongo Ngay a rappelé que la persistance de l’insécurité dans l’est de la RDC exige une attention immédiate de la communauté internationale. « Ces exigences sécuritaires sont vitales et non négociables. Aucun obstacle ne pourra nous en détourner », a-t-il martelé.

Bien qu’engagée résolument dans la voie du multilatéralisme pour résoudre cette crise, la RDC prévient qu’elle continuera à défendre par tous les moyens son droit inaliénable à la paix et à la souveraineté.

Le représentant a insisté sur le fait que son pays respecte scrupuleusement les résolutions de l’ONU, de l’Union africaine et les différents accords de paix. Kinshasa soutient activement le processus de Doha et collabore pleinement avec le Mécanisme Conjoint de Vérification Élargie Plus (MCVE+), dont les premières missions de vérification ont déjà été menées à Minembwe (Sud-Kivu) et à Masisi (Nord-Kivu).

Pour couper court aux justifications de Kigali, qui invoque régulièrement la menace des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) pour intervenir en territoire congolais, l’ambassadeur a mis en avant les avancées concrètes du processus de Washington.
En plus des rapatriements volontaires déjà encadrés par la MONUSCO, le gouvernement congolais a signé, le 30 mai 2026, un protocole historique de désarmement, démobilisation et cantonnement des FDLR-Foka.

En vertu de cet accord, ces combattants s’engagent à déposer les armes dans des sites désignés par Kinshasa avant leur retour définitif vers le Rwanda.

Cette démonstration de bonne foi de la RDC a pourtant été brutalement éprouvée. Zénon Mukongo Ngay a formellement dénoncé une frappe de drone de type TB2, attribuée à l’armée rwandaise, ayant visé une position congolaise à Pinga, faisant 5 morts et 8 blessés graves.

Cette violation flagrante du cessez-le-feu intervient au moment précis où la RDC planifie une opération de neutralisation des FDLR dans la zone opérationnelle « ANI1 », conformément aux engagements de Washington. Kinshasa craint que cette agression ne compromette gravement la mise en œuvre de ces opérations et exige qu’une vérification rapide soit menée par les mécanismes régionaux compétents.

« Nous condamnons cette violation du cessez-le-feu de notre souveraineté et notre intégrité territoriale. Elle intervient alors que la RDC prépare l’opération de neutralisation des FDLR dans la zone ANI1 conformément à ses engagements au titre de Washington, et risque d’en compromettre la mise en œuvre ».

Le diplomate congolais a conclu son intervention en fustigeant l’absence de réciprocité de la part de Kigali. Selon la RDC, le désengagement des forces rwandaises et la levée de leurs prétendues « mesures défensives » manquent de transparence quant au nombre de troupes et à leur localisation exacte.

Le représentant permanent a rappelé les termes stricts de la résolution 2773 du Conseil de sécurité : le M23 doit cesser immédiatement les hostilités et se retirer des zones sous son contrôle, tandis que le Rwanda doit cesser tout soutien à ce groupe rebelle et retirer sans condition ses troupes du territoire congolais.

« Par contre la mise en désengagement ses forces rwandaise et la levée de leurs mesures prétendument défensives, ne peuvent être évaluées objectivement précisément sur le nombre et la localisation de type force  » mesures défensives ». La résolution 2773 est pourtant sans équivoque : Le M23 doit cesser les hostilités et se retirer dans des zones qu’il contrôle tandis que des forces rwandaise, doivent cesser tout soutien au M23, et se retirer sans condition du territoire congolais. Force est de constater que ces obligations démeurent largement inexécutées par Kigali
».

Azarias Mokonzi

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