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Tazama RDC

RDC : Entre espoirs diplomatiques et persistance des violences, l’ONU appelle à l’action

RDC : Entre espoirs diplomatiques et persistance des violences, l’ONU appelle à l’action

Malgré la poursuite des initiatives diplomatiques engagées pour mettre fin au conflit dans l’est de la République démocratique du Congo, la situation sécuritaire et humanitaire demeure préoccupante.

​Devant le Conseil de sécurité des Nations unies ce mardi 29 septembre 2026, le Représentant spécial du Secrétaire général en RDC et chef de la MONUSCO, James Swan, a appelé les parties à respecter leurs engagements en faveur de la paix, tout en alertant sur la persistance des violations des droits humains et l’aggravation de la crise humanitaire.
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​James Swan a fait état de progrès dans le cadre des processus de Washington et de Doha. Concernant le premier, le gouvernement congolais a annoncé en juillet dernier la mise en place d’un mécanisme volontaire de désarmement et de cantonnement des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR).

​Depuis septembre, précise le chef de la MONUSCO, 122 anciens combattants des FDLR et leurs dépendants ont été rapatriés au Rwanda depuis le camp de transit de la MONUSCO situé à Sake.

​Dans le cadre du processus de Doha, les discussions entre Kinshasa et l’AFC/M23 ont repris en août en Suisse, aboutissant à l’adoption d’une feuille de route pour la prochaine phase des négociations. Ce processus a également été marqué, le 7 août, par la libération et le transfert de 15 détenus du gouvernement de la RDC vers l’AFC/M23.

​Une situation sécuritaire toujours préoccupante dans l’Est

​Malgré ces avancées diplomatiques, les combats se poursuivent au Nord-Kivu et au Sud-Kivu. Au Nord-Kivu, les affrontements opposant l’AFC/M23 et ses alliés aux FARDC et leurs partenaires restent concentrés notamment dans les territoires de Masisi et de Walikale. Au Sud-Kivu, des combats sont également signalés sur les hauts plateaux de Mwenga, Fizi et Uvira. James Swan affirme que l’utilisation d’armes lourdes et de drones continue d’aggraver l’insécurité et de provoquer des déplacements massifs de populations.

​Droits humains et crise humanitaire : l’inquiétude de l’ONU

​Le responsable onusien a fait état de 1 537 violations et atteintes aux droits humains documentées depuis son dernier briefing, dont 88 % commises dans l’est du pays. Ces exactions incluent des violences sexuelles liées au conflit ayant touché 382 victimes, dont 257 femmes et 122 jeunes filles.

​Sur le plan humanitaire, environ 26,5 millions de personnes souffrent d’insécurité alimentaire aiguë et 6,1 millions demeurent déplacées à l’intérieur du pays.

​L’épidémie d’Ebola vient alourdir ce bilan : au 28 septembre, 8 067 cas confirmés et 3 901 décès avaient été enregistrés dans sept provinces. L’Ituri reste l’épicentre de la maladie, tandis que les contaminations augmentent au Nord-Kivu, où l’insécurité entrave la riposte sanitaire.
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​Sur le plan politique, James Swan a salué l’annonce par le président Félix Tshisekedi du lancement d’un processus de dialogue national.

​Il a plaidé pour un dialogue inclusif, fondé sur la participation effective des différentes parties prenantes, le respect des libertés fondamentales et la recherche d’un consensus républicain.

Le chef de la MONUSCO a exhorté l’ensemble des parties à maintenir leur engagement dans les processus de paix de Washington et de Doha, ainsi que dans les initiatives menées par l’Union africaine, afin de traduire ces compromis en tv résultats concrets et d’améliorer durablement le quotidien de la population congolaise.
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