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Tazama RDC

Beni : les espaces naturels disparaissent sous la pression urbaine

Beni : les espaces naturels disparaissent sous la pression urbaine

L’extension progressive de la ville de Beni entraîne la disparition de plusieurs espaces naturels, notamment les petites forêts, les lambeaux de végétation et certaines zones humides. Cette situation suscite des inquiétudes sur les conséquences environnementales liées à l’urbanisation, notamment l’érosion des sols, les glissements de terrain, les inondations et la mauvaise gestion des eaux de ruissellement.

À Beni, la croissance démographique s’accompagne d’une expansion des zones d’habitation. De nouveaux quartiers se développent progressivement sur des espaces autrefois occupés par la végétation ou considérés comme des zones marécageuses. Cette transformation du paysage réduit ainsi les espaces naturels qui contribuent à l’équilibre écologique de la ville.

Selon Prosper Kirimanzi, spécialiste de la biodiversité dans la ville de Beni, les petites forêts et les zones humides jouent pourtant un rôle important dans la régulation de l’environnement. Les zones humides, notamment, facilitent l’absorption et la circulation des eaux de pluie, contribuant ainsi à réduire les risques liés au ruissellement.

Au cours d’un entretien accordé à Tazama RDC mardi 29 septembre, cet environnementaliste souligne que la disparition progressive de ces espaces est liée notamment à l’occupation croissante des terrains pour la construction des maisons et d’autres infrastructures.

« Les principaux espaces naturels qui disparaissent avec l’extension de la ville de Beni, ce sont notamment les petites forêts, mais aussi les zones humides qui, généralement, étaient constituées comme des marécages dans lesquels il y avait des végétations considérées comme collecteurs des eaux de ruissellement. La conséquence de tout cela, c’est le réchauffement climatique et les glissements de terrain », explique Prosper Kirimanzi.

Pour ce spécialiste, la pression exercée sur l’environnement risque de s’accentuer avec la croissance démographique et l’occupation continue des espaces non bâtis. Il estime nécessaire de repenser les modes de construction et de mieux intégrer les considérations environnementales dans l’aménagement de la ville.

La protection des zones humides, la préservation des espaces verts et la création d’un système efficace de gestion des eaux de pluie figurent parmi les pistes susceptibles de limiter les effets de cette urbanisation. Une meilleure planification permettrait ainsi de répondre aux besoins croissants en logements et en infrastructures, tout en réduisant les risques d’érosion, d’inondation et de dégradation des sols.

Pour Prosper Kirimanzi, le développement de Beni ne devrait donc pas se limiter à l’extension des zones d’habitation. Il devrait également tenir compte de la nécessité de préserver les espaces naturels indispensables à l’équilibre environnemental et à la sécurité des populations.

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