Nord-Kivu : l’insécurité paralyse la rentrée scolaire dans plusieurs écoles de Lubero
Malgré la reprise officielle des cours le 2 septembre 2026, le chemin de l’école reste un mirage pour des centaines d’enfants dans le territoire de Lubero, au Nord-Kivu. La persistance de l’insécurité dans plusieurs localités de cette entité administrative bloque le fonctionnement des établissements scolaires et prive la jeunesse de son droit à l’éducation.
Dans le groupement de Mwenye, la situation est particulièrement alarmante. Les violences récurrentes continuent de provoquer des déplacements massifs de populations, vidant les villages de leurs habitants et, par ricochet, de leurs élèves.
« Nous constatons avec regret que plus de cinq écoles pourraient ne pas reprendre leurs activités faute de conditions sécuritaires favorables », s’inquiète Prince Kasyano, président du Conseil local de la jeunesse du groupement de Mwenye.
Selon lui, l’exode des familles face à la menace sécuritaire constitue aujourd’hui l’obstacle majeur à la continuité du calendrier scolaire dans la région.Malgré ce tableau sombre, l’espoir d’un retour à la normale persiste. Prince Kasyano a lancé un appel pressant aux parents pour qu’ils envoient leurs enfants à l’école là où cela est possible, tout en encourageant le corps enseignant à regagner les salles de classe, dans le respect strict des mesures sanitaires recommandées.
Toutefois, la bonne volonté locale ne suffira pas sans une intervention étatique forte. Le leader de la jeunesse interpelle directement le gouvernement congolais, l’appelant à renforcer de toute urgence les dispositifs de sécurité.
Cette sécurisation est indispensable pour garantir une reprise effective des cours, particulièrement dans les zones les plus touchées par la crise, à savoir Mausa, Mandeliya, Sinjambale, Lumba et Hutata